ÉPOQUE FABULEUSE.
L ANIMISME DANS LE CIEL.
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des coïncidences ne rend-il pas difficile d’admettre cette conclusion? On abeau rappeler que les objets vers lesquels l’esprit de l’homme se porte, dansla création de pareils symboles, sont limités, les reproductions dépassent icile chiffre que les probabilités allouent à l’hypothèse du hasard. Le zodiaquemongol est passé au Japon presque sans altération. S’il a été porté plus loin,il n’y aurait pas à s’étonner qu’il eût subi des modifications plus profondes.Ce qu’on en retrouve au Mexique n’a pas les caractères de coïncidencesisolées, mais ceux de vestiges systématiques, comparables aux portionsconservées d’un édifice qui a été en partie reconstruit, Pour les termeslunaires les analogies sont avec ceux de l’Inde , ce qui semblerait augmenterla difficulté. Mais les Mongols avaient adopté le zodiaque lunaire indien L11 n’y a donc à recourir en réalité qu’à une seule source. Il resterait toutefoisà expliquer comment, si l’Amérique a reçu par le nord-ouest l’accession decolons capables de lui donner les zodiaques du Soleil et de la Lune , cesimmigrants, au moins à demi policés, ne lui ont pas apporté en même tempsles céréales, le fer, la brouette, les moulins, et surtout l’écriture alphabétique.Ce sont là des acquisitions qui, une fois faites, ne se perdent plus et donton ne se sépare pas. Comment une connaissance serait-elle parvenue sansles autres? Il reste là une énigme qu’on n’est pas arrivé jusqu’ici à éclaircir.
Sphères gravées et planisphères antiques. — Après avoir créé l’astro-gnosie, différents peuples ont fait des représentations figurées, gravées ousculptées, soit de la sphère céleste, soit de quelques-unes de ses parties. Lezodiaque y tenait la place la plus importante; et pour nous il offre un intérêtparticulier, en ce que la position des points équinoxiaux permet de retrouverla date des dessins.
Nous avons mentionné plusieurs monuments dont on a pu se servir decette manière. Quant aux représentations portatives appartenant à l’écolegrecque, il nous en reste fort peu, et le caractère en est plutôt décoratif quescientifique. Ilipparque avait figuré les principaux astérismes sur une sphèresolide, et cette précieuse représentation du ciel étoilé était conservée àAlexandrie, puisque Ptolémée l’invoque pour prouver que les configurationsdes étoiles n’avaient pas varié 1 2 . Mais rien de semblable ne nous est parvenu.Aussi a-t-il fallu reconstituer la sphère antique d’après les descriptions écrites,les figures que nous possédons étant insuffisantes pour cet objet.
1 A. Rémusat, Mélanges asiatiques, 182o, t. I, p. 212. — 2 Ptolemaeus , Magna com-
positio, lib. vii, cap. 1.
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