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INTRODUCTION. - CHAPITRE IV.
Différentes pierres gravées de nos musées archéologiques représententAtlas, portant sur les épaules une sphère étoilée '. Mais les dimensions yétaient trop petites pour permettre à l’artiste de faire de ces globes de véri-tables images du ciel. Il n’en a pas été de même cependant pour l’HerculeFai ■nèsc, du Musée de Naples, qui soutient sur la nuque une grosse boule demarbre s . Cette sphère est marquée de constellations à figures, la plupartreconnaissables, bien que pour l’astronome imparfaitement formées. Laposition des colures a pu y être assignée, au moins d’une manière approchée.Elle se rapporte à la date — 300 environ 5 .
Une autre sphère antique en marbre, moins détaillée, est conservée auMusée d’Arolsen U On voit aussi au Vatican un planisphère, également enmarbre, à demi brisé, gréco-égyptien, autant astrologique qu’astronomique i * 3 .Le centre est occupé par les figures des deux Ourses et du Dj \agon; plus loinviennent les signes du zodiaque, et à côté d’eux, sans prétendre à des rapportsde situation bien rigoureux, les principaux astérismes extra-zodiacaux, parmilesquels on reconnaît Canis major, Hydra, Centaurus, Lupus , Aquila. La péri-phérie est occupée par des images des dieux et des décans 6 et par cellesdes planètes, se rapportant aux dodécatémories qu’on regardait comme leursdomiciles. L’emblème de la Balance, parmi les signes, montre que ce pla-nisphère ne peut pas être de beaucoup antérieur au commencement denotre ère.
Le zodiaque lunaire. — Tandis que certains peuples s’étaient fait unzodiaque solaire, d’autres avaient composé un zodiaque lunaire. On a trouvécelui-ci, sous des formes un peu différentes, chez les Arabes , chez les Hin-dous et chez les Chinois. La révolution sidérale de la Lune étant compriseentre 27 et 28 jours, 28 étoiles distribuées le long de la route de l’astredivisaient en quelque sorte sa course en 28 pas, dont un était accompli dansl’intervalle d’une nuit à la nuit suivante. C’était une espèce de jalonnage duciel, au moyen duquel l’œil se rendait compte des mouvements de notresatellite.
i Winckelmann , Pierres gravées de Stosch, t. Il, 1765; G. W. King, Antique gems andrings, 1812, pl. xxxvui, n°5; Gerhard, Archemoros, dans ses Akademische Abhandlungen,vol. I, Taf. iv, n° 5. — 2 Pistolesi, Museo borbonico descritto ed illustrato, t. V, 1834,
pl.52; aussi dans l’édition de Bentley de l’Astronomicon de Manilius , 4°, Londini, 1739. —■
3 Heis, Neuer Himmels-Atlas, 1872, p. ix. — 4 Gaedechen, Der marmorne Ilimmelsglobusdes Antikencabinets zu Arolsen , 1862, avec 2 pl. — » Bianchini, dans Histoire et Mémoiresde l’Académie des sciences , 1708, his., p. 110, avecl pl. — 6 Plus haut, présent chapitre,p. 134.