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Première partie.
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INTRODUCTION.

CHAPITRE IV.

Dans l’astronomie moderne de l’Inde , les nakshatra ne sont plus lesgroupes stellaires auxquels l’œil peut rapporter la Lune ; ils sont devenus,comme nos signes du zodiaque, de simples divisions géométriques, rendueségales par définition. Ce sont des arcs de 43° 20' de l’écliptique, qui ontconservé, dans cette application nouvelle, les noms des anciens astérismes,et qui, comme nos signes zodiacaux, marchent avec la précession. On peutvoir en cela le résultat d’un besoin pratique plus avancé; mais ce que nousconsidérons ici, c’est l’institution primitive.

Par l’effet de la précession, toutes les divisions comprises entre les Pléiadeset la Vierge avaient été en diminuant d’amplitude sur l’équateur, depuis leurcréation, tandis que celles de la partie opposée du ciel avaient été en aug-mentant. Avec l’accumulation des siècles, ces changements sont devenusnotables. Il y a des déterminatrices qui ne sont plus arrivées au méridienqu’après l’étoile qui, auparavant, les suivait immédiatement. Ce cas s’estprésenté, par exemple, au X e siècle, pour r Sagittarii et a. Lyrae. La secondede ces étoiles, au lieu de suivante qu’elle était d’abord, est devenue précé-dente. Alors la division appelée abhijit s’est évanouie et a été supprimée.Voilà pourquoi les Hindous modernes n’ont plus compté que 27 nakshatraau lieu de 28.

Pour assigner les coordonnées de leurs déterminatrices, les Hindous, dontl’astronomie, suivant les méthodes grecques, avait pour plan fondamentall’écliptique, recouraient à un système bâtard. Par le pôle actuel de l’équa-teur, ils menaient le cercle de déclinaison de l’étoile. Ce cercle coupaitl’écliptique en un point M dont la longitude était appelée la longitude de ladéterminalrice, pendant que la distance de M au pôle de l’équateur était salatitude. Afin de distinguer ces coordonnées mixtes, Colebrooke leur adonné les noms de longitude et de latitude apparentes b Les astronomeshindous prétendaient mesurer directement ces coordonnées; mais Biot sup-pose qu’ils les calculaient plutôt, d’après les ascensions droites et les décli-naisons observées, à l’aide des méthodes de la trigonométrie grecque, quileur étaient devenues familières 2 .

Le zodiaque lunaire mongol montre, par le rapprochement des noms,qu’il avait été pris de l’Inde 3 . Nous avons dit tout à l’heure que les Mexicainsavaient un calendrier lunaire, dans lequel on retrouve sept noms des stationsde la Lune des Hindous b Les Chinois avaient aussi une division de la

* Colebrooke, dans Àsiatic researches, vol. IX, 1807, p. 323. — 2 J. B. Biot, dans .tournaides savants, 1843, p. 41. — s A. Rémusat , Mélanges asiatiques, 1825, t. I, p. 212. — 4 Plushaut, présent chapitre, p. 136.