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Première partie.
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ÉPOQUE FABULEUSE.

L ANIMISME DANS LE CIEL.

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circonférence du ciel en 28 parties; c’étaient les 28 sieou ou sou, c’est-à-direreposoirs dont les Japonais leur ont emprunté les repères. Mais leursdéterminatrices n’étaient pas une copie rigoureuse des yogatûra des Aryens.11 y en a seulement 6 sur les 28 qui sont identiques. Les étoiles chinoisessont plus souvent en dehors du zodiaque que leurs correspondantes de l’Inde .Albrecht Weber , s’appuyant de considérations historiques et philologiques,avait conclu que les mansions de la Lune étaient une création aryenne 1 2 ,dont l’idée sinon les détails aurait passé à la Chine avec le bouddhisme , versle commencement de notre, ère. Mais il a fini par penser que le zodiaquelunaire est une invention tellement simple et naturelle qu’elle a pu se renou-veler de plusieurs côtés 5 .

11 est question à la Chine , dans des temps très anciens, de plusieurs étoilesde la liste des sou; mais ces mentions sont probablement antérieures àl’application de ces astres au jalonnage de la roule de la Lune . Ainsi l’unede ces étoiles, non, s Aquarii, est déjà nommée au temps de Tchéou-Kong,ou — XII e siècle. On trouve les noms de 6 autres dans le Chi-king deConfucius, et ceux de 17 dans le dictionnaire Eul-ya, qui parait aussiancien 4 . Mais il ne résulte pas de ces mentions que ces astres fussent alorsemployés comme repères de la Lune . Le premier document où la liste dessuu ligure avec son caractère est le Y-li, ouvrage dont l’original avait étédétruit dans le grand incendie des livres en — 212, et dont la restitutiona été essayée, d’après les traditions, sous la dynastie des Han. La date certainene remonte donc pas au delà de cette restitution, c’est-à-dire d’un ou deuxsiècles avant notre ère. Mais à cette époque les sou étaient devenus d’usagevulgaire. Liu-pou-ouey et Sse-ma-thsien l’indiquent vers ce môme temps 3 .

J. B. Biot avait cru que les déterminatrices des Chinois avaient été choisiespar ce peuple, pour passer au méridien en même temps que les plus brillantesdes circompolaires. Il reconstruisait ainsi une sphère du —■ XXIV e siècle G ,et il en concluait que les Chinois étaient les véritables auteurs du zodiaquelunaire. Mais les rapprochements qu’il nous montre dans les instants de cul-mination, à cette époque reculée, n’offrent rien de frappant. Les heures depassage des couples qu’il a formés, loin de présenter des coïncidences rigou-reuses, flottent dans des limites trop larges pour justifier cette supposition.

1 Par extension, « auberge pour la nuit. » — 2 Albrecht Weber , tndische Squizzen, 1857,p. 76. — 3 Albrecht Weber , Die vedisclien Nachrichtcn von den Naxatra (Mondstationen),

2 Th., 1860-1862, extrait des Abhandlungen der Akademie zu Berlin , 1860, Phil. KL,

p. 283, et Monatsberichte, 1860, p. 491, 713; 1862, p. 222. - 4 Du — VI e siècle. —

8 Au — I er siècle. — 6 J. B. Biot, dans Journal des savants , 1840, p. 246-253.