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Première partie.
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INTRODUCTION.

CHAPITRE V.

le bord même du Soleil avait cessé d’atteindre le zénit de cette villeégyptienne .

On se forme une idée du développement tardif de la civilisation et dessciences de la Grèce , lorsqu’on voit, après ces exemples, les premières obser-vations analogues remonter seulement, dans ce pays, au — V e siècle. Il fautdescendre à l’arcbonlat d’Apseudes, en — 431, pour trouver l’observation,devenue célèbre, du solstice d’été que Melon et Euctemon exécutèrent àAthènes . C’est la plus ancienne observation de l’antiquité classique dontHipparque, Ptolémée et leurs successeurs aient pu tirer parti.

Toutes ces observations solsticiales se faisaient au gnomon. Les Incas duPérou avaient employé, au contraire, l’azimulh de l’ombre au Soleil levantou couchant. Mais comme cet azimuth varie très lentement aux environs dusolstice, ils avaient imaginé, pour saisir l’instant du maximum, un procédéingénieux et délicat, qui n’a pas été suffisamment éclairci jusqu’ici. Nousallons essayer de le reconstruire, d’après les descriptions des plus ancienshistoriens i .

Si, peu de jours avant le solstice, nous plaçons deux jalons ou deuxbornes dans un alignement tel qu’au Soleil levant l’ombre de l’un de cesobjets tombe sur l’autre, ce recouvrement des ombres cessera d’être exact lesjours suivants. Nous pourrons planter nos signaux de telle façon qu’au jourmême du solstice, un mince filet de lumière passe entre les deux objets,comme par une fente ou clairière. Il faut que ce pinceau lumineux parte dupoint le plus avancé du disque du Soleil, du point le plus septentrional parexemple, s’il s’agit du solstice d’été. Car, s’il provenait d’un point quelconquedu disque, le lendemain un autre pinceau, provenant d’un point différent,passerait par la clairière, et l’on ne s’apercevrait pas que le Soleil a reculé.En un mot, les deux jalons, vus de loin et presque dans le même alignement,doivent former une sorte de , devant laquelle, d’ordinaire, le Soleil

levant ne se présente pas, mais qu’il atteint cependant par son bord le plusavancé le jour du solstice, et ce jour-là seulement.

A cet instant un rayon passera, non seulement après que l’astre aura déjàune certaine hauteur, mais au moment même où son diamètre horizontal estdans l’horizon. C’est de ce rayon qu’il faut constater le passage coïncidant

4 deçà de Leon, Cronica del Peru, 1533, cap. 92 ; D’Acosta, Historia natural y moralde las Indias, 1590, lib. m, cap. 3; Garcilaso , Primera parte de los commeiitarios reales,1609, lib. i, cap. 22; Gemelli Carreri, Girc del mondo, part, vi, 1700, lib. i, cap. 5.