ÉPOQUE EMPIRIQUE. - FRAGILITÉ DES SYSTÈMES. 257
de l’à-peu-près que fournissait l’époque de l’année, c’est-à-dire le calendrier.Tel était le point où l’on avait trouvé le Mexique . Les astrologues mexicainsétaient consultés entre autres pour les mariages. Comment agissaient-ils danscette occasion? Ils établissaient pour les deux prétendus des thèmes denativité, d’après les symboles des dates des deux naissances. C’était à cessignes, à ces noms qu’on s’arrêtait, avant de connaître assez d’astronomiepour rétablir la situation même du ciel. Les astrologues kalmouks ne vontpas plus loin aujourd’hui. C’est le procédé précurseur de l’horoscope. Maisbientôt on veut quelque chose de plus précis, et à cet effet des connaissancesplus rigoureuses sont indispensables.
Que le calendrier est employé, dans l’astrologie primitive, au défaut deletat môme du ciel étoilé qu’il est censé représenter, c’est ce qu’on voit parl’empressement apporté à rattacher les époques de l’année civile aux person-nalités des astres. Ainsi dans le système tenken de l’astrologie japonaise,l’année, le mois, le jour ont leurs influences, marquées par leurs symboles;mais de plus, neuf étoiles, ayant leurs qualités spéciales, sont attachées àchaque année, et c’est en particulier des relations entre ces étoiles que lesort d’une union contractée entre deux personnes doit résulter ’.
Le désir de reconstruire à volonté les aspects célestes imprima un véritableélan à l’astronomie du moyen âge. L’astrologie était réellement dépendantede l’astronomie. C’est ce qui fit dire à Képler qu’elle était la fille folle d’unemère très sage ; mais comme l’astrologie seule était lucrative, il ajoutait quela mère ne pouvait se passer de sa fille pour vivre, et c’est ce qu’il donnaitpour excuse en insérant un peu de judiciaire parmi ses calculs
Pour les déductions à tirer de l’horoscope, la sphère céleste était diviséeen douze fuseaux égaux, par des grands cercles, appelés cercles de position,qui se coupaient mutuellement aux pôles et dont l’un était le méridien.C’étaient les douze « maisons, » dans lesquelles, suivant les saisons et lesheures, l’horoscope pouvait tomber.
Dans un sens particulier, l’horoscope était le point de l’écliptique qui, aumoment de la naissance du sujet, atteignait l’horizon pour se lever. 11 étaità l’extrémité de la première maison. On partait de l’horoscope pour marcherà reculons, en sens inverse du mouvement diurne, et par conséquent en des-cendant de plus en plus sous l’horizon oriental. Le trajet continué dans cesens, à travers toute la sphère céleste, se serait accompli par les douze