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INTRODUCTION. - CHAPITRE VII.
maisons. Celles-ci étaient successivement affectées à la vie, aux richesses,aux frères, aux liens de parenté, aux enfants, à la santé, au mariage, à lamort, à la religion ou pitié, aux dignités ou offices, aux amitiés et enfin auxinimitiés. La première, qui allait se lever, était la plus puissante; après elle,la plus influente était la dixième. Chaque maison avait pour seigneur unastre, dont le pouvoir était plus grand dans sa maison propre ou domicilequ’en dehors de cette maison. Les domiciles principaux étaient pour leSoleil Léo , pour la Lune Cancer, pour Mercure Virgo, pour Vénus Libra,pour Mars Scorpius, pour Jupiter Sagillarius et pour Saturne Capricornus KDe deux planètes également agissantes sous tous les autres rapports, cellequi se trouvait dans la maison la plus puissante avait le plus d’influence.
Ausone raconte que son aïeul, qui se piquait d’astrologie, avait prédit àsa naissance qu’une brillante destinée serait réservée à son petit-fils i 2 . LesRomains avaient longtemps attaché une véritable importance aux horoscopeset ils en rapportaient de célèbres. Nigidius Figulus avait tiré celui d’Auguste 3 et l’astrologue Tarutius Firmanus celui de la ville de Rome 4 .
Les Arabes mettaient dans les horoscopes une foi implicite et y recou-raient constamment. Albumasar avait esquissé celui de Jésus-Christ, surlequel Albert de Bolstadt ou le Grand, malgré son caractère d’évêque, necraignit pas de s’exercer à son tour. Mais le cardinal d’Ailly, renchérissantsur ses devanciers, osa dresser dans tous ses détails et suivant toutes lesrègles le thème astrologique de Jésus-Christ . D’après le moment de sa nais-sance, il montra écrits dans le ciel tous les événements de sa vie et de samort. Dieu le père, disait le cardinal, ayant prévu de toute éternité la vieet la mort de son fils, l’a fait naître au moment où la configuration des astresannonçait tout ce qui devait lui arriver. La vérité de l’astrologie et l’initiativede la volonté divine étaient ainsi conciliées. Ce que l’ingénuité humaine a deressources est merveilleux.
Cardan a tiré de son côté l’horoscope de Jésus-Christ; mais ce n’était plusvenir qu’en sous-œuvre 5 . 11 est superflu de dire qu’il trouva aussi dans lesconfigurations des astres au moment de la naissance, tout ce qui devaitadvenir. Il était impossible qu’en reconstruisant des événements accomplis,les astrologues ne fussent pas influencés par la connaissance qu’ils enavaient.
i Macrobius , Expositio in somnium Scipionis, lib. i, cap. 21. — 2 Ausonius, Parcntalia,
cap. 9. — 3 Suetonius, Octavius, cap. 94. — 4 Cicero, De divinatione , lib. n, cap. 47.
— 3 Thibaldus Aussilianas (Thibauld d’Aussigny), évêque d’Orléaus, a aussi tiré l’horoscope
de Jésus-Christ avant Cardan [seconde moitié du XV e siècle].
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