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Première partie.
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ÉPOQUE INDUCTIVE. - DÉVELOPPEMENT DES OBSERVATIONS.

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fils du lunettier Zacharias Jansen ou Janszoon, de Middelbourg , a aussi étéconfondue avec la construction du télescope L

Les anciens avaient trop peu l’idée des combinaisons de lentilles pourexécuter, comme on l’a soutenu, de petites longues-vues analogues à noslunettes d’opéra. Néron mettait devant l’œil, dans les spectacles et au cirque,une pierre transparente appelée smaragdus, mot qui désignait l’émeraude.Mais c’était uniquement à cause de la couleur verte de la pierre, comme« conservative » de la vue, et nullement pour jouir d’un grossissement quin’existait pas. Les descriptions qui nous sont restées ne permettent pas ledoute sur ce point 1 2 * 4 .

L’amplification des objets éloignés par les moyens dioptriques n’a doncpas été réalisée dans l’antiquité. On n’a commencé à l’entrevoir que dans lestemps modernes. Mais il ne paraît pas que les anciens soient restés dans lamême ignorance des moyens catoptriques. Le miroir concave leur servaitdans les temples pour faire apparaître les dieux, en projetant sur la fumée dusacrifice l’image agrandie d’un sujet caché dans la crypte 5 . De là à l’obser-vation des objets lointains dans un semblable miroir, directement et commedans le télescope « front-view » de William Herschel , il n’y avait qu’un pas.Ce pas fut franchi, au moins accidentellement.

D’après de nombreuses relations, il a existé sur le phare d’Alexandrie unmiroir dans lequel on voyait les vaisseaux au large plus grands, et avec desdétails que l’œil nu était incapable de distinguer L Cet appareil avait étéétabli du temps même d’Alexandre suivant les uns, et du temps de PtoléméeEvergète selon d’autres traditions 5 . Suivant le plus grand nombre des auteursil était en métal, matière qui servait aux anciens dans la construction deleurs miroirs concaves. On l’employait pour explorer l’horizon, dans le butde se préparer contre les agressions. 11 paraît qu’il avait plus d’un mètre dediamètre. Benjamin de Tudela en a raconté la destruction, qui eut lieu, aveccelle du phare même d’Alexandrie , peu de temps après la conquête arabe,sous le règne du premier calife du nom de Walid fi .

Indépendamment de ce miroir, il en existait un, tout à fait du même

1 A. von Ilumboldl, Kosmos, vol. II, 1847, p. 356 (Cosmos, t. II, 1848, p. 380). C’est

dans cette invention que Borel[lus] (De vero telescopii inventore, 1655) avait cru voir letélescope. —2 Plmius , Historia naturalis, Iib. xxxvn, cap. 5; Isidorus Uispalensis, Ethymo-

logiae [Origines], lit», xvi, cap. 7. — 3 Brewster, Letters on natural magic, 1845, let. iv.—

4 Libri, Histoire des sciences mathématiques en Italie, t. I, 1838, p. 215. — 8 Montucla ,

Histoire des mathématiques, nouv. éd., t. 111,1802, p. 560. — 6 Voyez l’extrait de Benjamin

de Tudela dans Norden, Voyage d’Égypte et de Nubie, éd. Langlès , 1795, t. III, p. 162.Walid I er régnait dans la première moitié du V11I“ siècle.