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Première partie.
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INTRODUCTION.

CHAPITRE VIII.

lorsqu’en 1634 il eut également la pensée de faciliter le pointé en le faisantà l’aide d’un télescope 1 . Mais il n’y gagnait que parla meilleure apparencedes images, car il n’avait rien pour déterminer l’axe optique et devait secontenter d’une simple installation au milieu du champ. Gascoigne ayantimaginé, en 1640, de mettre au foyer des fils parallèles entre eux pour lesemployer à des mesures micrométriques 2 * , Auzout et Picard en tirèrent l’idéed’une croisée 5 , qui marqua l’axe optique avec une rigoureuse précision.

Précision toujours croissante des observations. — Une fois en possessiond’auxiliaires puissants pour l’évaluation du temps et l’exploration de l’étendue,l’astronomie fut à môme de serrer les phénomènes de plus près. On peut juger,d’après la concordance toujours croissante des observations, de l’influenceque le progrès de l’outillage a exercée sur la précision des mesures. Leslongitudes des étoiles données par Hipparque n’étaient pas toutes sûresà 2°. Les Arabes répondaient déjà, sur cet élément, de 4' ou 5'. TychoBrahé avait porté l’exactitude à 1', et Hevelius allait plus loin encore, touten conservant les simples pinnules. Mais quand les lunettes munies d’unecroisée de fils eurent été adaptées aux cercles divisés, l’incertitude d’unedétermination isolée se réduisit dans de grandes proportions. Elle n’élaildéjà plus que de 8" dans les observations de Bradley, et elle n’est guèreaujourd’hui que de 2" dans les observations de Greenwich et de Paris , etmoindre encore à Poulkova 4 . On voit par là quelle précision le perfection-nement des instruments a permis d’apporter dans l’analyse minutieuse desmouvements des astres.

Il en a été de même pour la mesure du temps. Ptolémée n’osait fixerl’instant de ses équinoxes qu’à un quart d’heure près, ou tout au plus, etpar exception, à un sixième d’heure. On ne répondait pas à 6 minutes desgrandes et belles clepsydres du moyen âge. Les hauteurs des étoiles ou duSoleil, prises à l’aide de l’astrolabe, permettaient à peine de suivre l’heureà la minute entière. Mais lorsque les horloges à volant eurent été construitesavec soin, on fut à même de resserrer l’approximation. Newcomb trouve queles observations d’éclipses d’IIevelius, faites avec le secours de ces horloges,étaient exactes à 20 ou 24 secondes 5 . Cependant ce fut seulement après

i Morin, Longitudinum terrestrium et cœlestium scientia, 1639, p. 18, 66. — 2 Philo-

sophical Transactions, 1667, p. 195. — 3 En 1667. Voyez P. de la Ilire, dans Histoire et

mémoires de l’Académie des sciences, 1717, mém., p. 78; Le Monnier , Histoire céleste,

1741, p. 2, 11. — * A. Rogers, dans Science, vol. Il, 1883, p. 231. — 3 Newcomb ,

Researches on tlie motion of the Moon, part, i, 1875, p. 23.