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INTRODUCTION.
CHAPITRE IX.
Il y a encore quelques autres points de détail que le calcul ne représentepas exactement. Tel est le mouvement séculaire du périhélie de Mercure,qui dépasse celui que l’on obtient par la théorie L Cet effet ne peut êtreexpliqué par l’action de planètes inlra-mercurielles, car dans ce cas le nœudserait également influencé, ce que l’observation ne constate nullement 1 2 .
11 y a dans le mouvement de la Lune de petites inégalités qui neparaissent pas toutes également bien reconnues ou calculées. Newcomb enavait trouvé une, par l’examen des observations, dont la cause a été assignéeà Jupiter Il y en a certainement quelques autres qui n’ont pas encore étédémêlées, ou dont les coefficients ne sont pas parfaitement déterminés. Onne parvient, en effet, à représenter les observations de la Lune qu’à 5" oumême 6" près. Mais ce sont là de simples points de détail ; et en dépit deces petites différences, on peut dire que la loi de la gravitation donnel’explication d’un ensemble de phénomènes immense, dont elle suit les par-ticularités diverses avec une approximation remarquable, qui n’a cessé des’accroître de jour en jour par les progrès du calcul. C’est un des plusgrands exemples, sinon le [tins grand de tous, d’un principe inductifconfirmé par une comparaison incessante avec nombres et avec mesures.
Fécondité de la méthode inductive . — Une telle comparaison est aujour-d’hui le trait dominant des travaux astronomiques; le caractère inductif dela science des astres est pleinement établi et ne s’effacera plus. Sur uncertain nombre de points les inductions sont dès à présent confirmées. Tellessont, par exemple, l’explication des phases de l’anneau de Saturne et l’appli-cation des deux premières lois de Kepler aux révolutions mutuellesdes étoiles doubles. Dans d’autres questions les vues théoriques ne sontencore qu’à l’examen, comme pour le transport du système solaire dansl’espace ou la nature éruptive et tourbillonnaire des taches du Soleil. Maispartout on comprend que les idées inductives n’ont pas de valeur réelle, àmoins d’être appuyées par les faits.
C’est seulement depuis que celle conviction est bien établie que la scienceest sortie de l’espèce de torpeur ou de stagnation dans laquelle elle étaitrestée si longtemps. La rapidité de ses progrès récents, comparée à la lenteurde ses premiers développements, est réellement faite pour étonner. Cesprogrès cependant continueront, parce qu’ils sont le fruit de la méthode