INTRODUCTION.
CHAPITRE X.
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ces peuples de l’Ancien Continent, mais tous étaient arrivés aux thèmes denativité et tous entretenaient les mêmes opinions chimériques au sujet desconjonctions planétaires.
Dans les différentes civilisations, les phases se sont présentées dans lemême ordre, avec des caractères, des détails même d’une ressemblanceétonnante. C’est à ce point que l’histoire d’un de ces développements suffi-rait à la rigueur pour servir d’histoire à tous. Dans l’évolution intellectuelleil n’v a partout, au fond, qu’un seul et même type.
Applications des sciences dans la vie matérielle. — Pour confirmerencore la solidarité manifeste entre les divers efforts de l’homme dans leursdirections multiples, on peut considérer ce que la vie matérielle a dû, pen-dant chaque époque, aux applications scientifiques. Celles-ci ont dépendupartout du degré d’avancement de la science à laquelle elles étaient emprun-tées, et de la certitude de ses résultats. Les branches de connaissances leplus anciennement constituées ont fourni non seulement les premières appli-cations, et les plus nombreuses, mais aussi celles qui touchent le plus intime-ment à la marche journalière de la société.
Au point de vue utilitaire, on n’a jamais rien retiré des sciences qui enétaient encore à l’âge fabuleux. C’est à partir du moment où une branchede connaissances se constitue d’une manière positive que la vie pratique luiemprunte des applications. Les mathématiques, qui ont été les premièresdes sciences exactes, ont fourni aux peuples primitifs l’arpentage et le levédes plans. Unies à la mécanique, elles leur ont donné les premières machinessimples et les éléments de l’architecture. Mais l’astronomie, qui est à la foisune application des mathématiques et une science objective, et qui remonteaux temps préhistoriques, a eu peut-être la part la plus brillante dans lesapplications d’ordre général.
Pour s’en rendre compte, il faut se reporter à ces temps anciens etse représenter le rôle important que celte science remplissait alors L Elleétait indispensable dans la vie journalière. Elle a donné d’abord la gnomo-nique, avant laquelle tout était vague pour l’homme dans la distribution deses occupations. Elle a servi ensuite à établir le calendrier, qui a permisde régler les travaux de l’année et d’avoir conscience du cours du temps.La connaissance de l’heure et celle de la date annuelle, qui nous sont deve-nues tellement familières que nous n’en apprécions plus la valeur, embrassent
* Plus haut, Chapitre II, p. 32.