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Seconde partie.
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IV
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— IV

Houzeau eut toujours, porté à un haut degré, le sentiment de la patrie.Placé même dans des circonstances où il croyait ne plus revoir laBelgique , l’amour du sol natal subsistait néanmoins très vif chez lui.

Les premiers travaux astronomiques de Houzeau. — Son entréeà l’Observatoire comme assistant temporaire.

Après les événements que nous venons de rappeler, notre jeunepatriote sentit le besoin de reprendre des études universitaires régu-lières, et, peu désireux de rentrer à l’Université de Bruxelles, il partitpour Paris , où il fréquenta les cours de la Faculté des sciences pendantles années 1840 et 1841. Il ne chercha point toutefois à obtenir degrade académique.

Rentré dans le pays en 1842, Houzeau s’adonna de nouveau toutentier à ses observations et à ses recherches astronomiques, et il réalisamême quelque temps après un projet qu’il caressait depuis plusieursannées, celui de se mettre en rapport avec l’Observatoire de Bruxelles.Quetelet accueillit favorablement ses ouvertures et l’autorisa, à la fin de1843, à prendre part, comme aide volontaire, à certains travaux del’établissement.

Il venait justement d’adresser, aux Astronomische Nachrichten, unelettre sur la lumière zodiacale, qui fut insérée dans le tome XXI (n° 492,col. 183) de cette célèbre publication. Dans cette lettre, Houzeau discu-tait les observations de l’énigmatique phénomène connu, depuis la findu XVII e siècle, sous ce nom de lumière zodiacale, et montrait que leplan de symétrie de cette lumière ne coïncide nullement avec celui del’équateur solaire, comme on l’avait supposé jusque-là.

Humboldt signala ce travail de notre jeune savant dans le tome I er deson Cosmos (note 96 de la l re centurie; 66 dans l’édition allemande), etil semble qu’il fut touché des arguments qu’il présente, car il le cite denouveau dans le tome III de son célèbre ouvrage (part, ij, chap. 4). Plustard, en 1835, Jones s’en servit comme point de départ à sa théorie dela lumière zodiacale ( American Journal of Science).

Lorsque la lettre que nous rappelons parut, le nom de Houzeau étaitencore absolument inconnu dans le monde scientifique, et l’on raconteque Schumacher, le célèbre éditeur des Astronomische Nachrichten,s’étant adressé à Quetelet pour avoir des renseignements sur l’auteur dela lettre qu’il venait de recevoir, le directeur de l’Observatoire deBruxelles se vit dans l’obligation de répondre qu’il était, à son égard,dans la même ignorance que son collègue d’Altona.