LES LIVRES A CLEF
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Ce volume se compose de dix nuitset de six fragments en vers, le toutprécédé d’une préface en prose. L’au-teur, Philothée O’Neddy (anagrammede Théophile Dondey ) fait intervenir,dans son œuvre, sous des noms sup-posés, la plupart de ses amis, lesBoii-singots, qui tous, après la victoire duromantisme, ont acquis plus ou moinsde célébrité. La première pièce du re-cueil, intitulée Pandœmonium, nousfait assister à une réunion de ces jeu-nes et ardents romantiques, chez l’und’eux Jehan le statuaire (Duseigneur),qui reçoit ses amis, le poète Reblo(Petrus Borel ), Don José, le duelliste(Joseph Bouchardy), l’architecte Noël (Léon Clopet), Augustus Mac-Keat(Auguste Maquet ); un visage moresqueau regard de maudit, c’est l’auteurlui-même, Philothie O’Neddy. — Unebonne clef bien complète de ce livretrès rare serait bien utile aujourd’huiPour étudier l’histoire de l’école ro-mantique. (Voir: La « BibliographieRomantique de Charles Asselineau ,*874, P- P- 199-216.)
Fidelles (Les) et Constantesamours de Lisdamus et de Cléo-nymphe.
Voir : L’Olympe d’amour.
FILS (LE) DE BABOUC A PER-SÉPOLIS, ou le Monde Nouveau,s - E n. d. (Paris 1789), in-8.
Ce petit roman politico-allégoriquea besoin d’une clef pour être lu avec■nterêt : on y voit figurer, sous desnoms empruntés, Louis XVI, Marie-Antoinette, Mirabeau , etc., etc. La plu-part des exemplaires de ce livret, quiest assez rare d’ailleurs, sont dépour-Vus de la clef, imprimée séparémentsu r un feuillet in-12, ajouté à l’exem-plaire in-8 (Catalogue Leber, t. II, p.448, n" 5, 017).
La même clef doit sans doute être
applicable à une autre fiction poli-tique, citée dans le même catalogueet intitulée : Le Retour de Babouc, oula Suite du Monde comme il va. Con-cordopolis (Paris ), 1789, in-8.
Ces deux écrits, très peu communs,ne sont pas mentionnés dans le « Dic-tionnaire des Anonymes », et l’auteurest demeuré inconnu.
FINANCIERS (LES). Comédienouvelle en 3 actes, avec leurs ca-ractères, ceux des Robins et desPlumets, 1744. Manuscrit in-4 dex 19 p., écriture du temps. (Iné-dite).
Cette comédie en prose, copiée parun habile calligraphe, figure sous lenuméro 1,862 du catalogue de So-leinne. On lità la tin une clef des per-sonnages, savoir :
Clitandre, — M. Boutin, Toinard, LeMasson ;
Alcipe, — M.d’Arnoncourt, fermier gé-néral ;
Philinte, — M. de Moirand ;
Jacquin, — M. Paris de Montmartel;Jacquin fils, — le fils du précédent;Glarice, — M” e Desjardins;
Damis, jeune officier, — M. le chevalierde Tressan.
« La présence du chevalier de Tres-san, ajoute le savant rédacteur du sus-dit catalogue, nous avait fait penserqu’il était l’auteur de la pièce; en ef-fet, en tête de la seule scène où il pa-raît et emprunte vingt louis à unfinancier, lesquels lui sont nécessairespour échapper aux conséquences d’unduel, nous avons trouvé cette note :« L’incident de cette scène est arrivé4 dans toutes ses circonstances à l’au-« teur de la pièce. » Cette comédie estinédite malheureusement, car elle nepeut manquer de contenir des indis-crétions piquantes sur les personna-ges précités; ces révélations seraientassurément fort précieuses au jour-