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Tome premier.
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393-394
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393 LES livres a clef 394

cuirassé. Imprimée à cent lieuesde la Bastille, à trois cents lieuesdes Présides, à cinq cents lieues desCordons, à mille lieues de la Sibé-rie. (Londres ), 1784, in-8 de IV-292 p.

Ce pamphlet de Charles Theveneau de Maraude, contient des extraits des« Mémoires secrets » de Bachaumont ,un coup d’œil historique surlagénéa-logie des principaux pairs moder-nes de France ; des notices curieusessur quelques-uns des plus renommésfinanciers de l'époque, morts ouvivants ; des notes sur les cafés et lesthéâtres de Paris , des histoires detripots, de filles, etc., etc.

L’auteur a nommé en toutes lettresla plupart des personnages qu’il dif-fame ou satirise ; les plus grands per-sonnages, des souverains même, sontvisés dans ce libelle; des notes ser-vent à faire reconnaître quelques per-sonnes qui ne sont pas assez claire-ment désignées : ainsi, le sieur B***,c’est l’accusateur du chevalier deLa Barre ;

Guérault Bastet , anobli par l’évêquede Valence en i3o4 -, c’est le véri-table nom des ducs d'Uqès ;

Luines, Branles et Cadenet , — les troisfrères Albert , dont le père HonoréAlbert était avocat d'une petite villedu Comtat ; — Charles Albert devintduc de Luines et connétable ; —Brantes fut duc de Luxembourg ; —Cadenet fut créé duc de Chaulnes;René Vignerot, — vrai nom des ducsde Richelieu ;

Charles de la Porte , — c’est le vrainom des ducs de Mayarin ;Pardaillans, — nom propre des ducsd’Epernon ;

■Lu douairière d’un duc et pair, —La Quinault mariée au feu duc deA T evers;

Un officier général visant au minis-tère, c’est le comte d’Hérouville qui

a épousé Lolotte, maîtresse du comted ’Albemarle, mort à Paris ;

On voit un brave militaire demandantl’agrément de son corps pour s’unirà une élève de la Paris , c’est le mar-quis de Clément, ci-devant marquisde Montiers, descendant du premiermaréchal de France ;

On voit un autre gentilhomme d'unenoblesse antique consentant adonnerson nom à la concubine et auxbâtards d’un ministre, — c’est lemarquis de Langeac, qui a épouséla Sabbatin, maîtresse du feu ducde la Vrillière, à condition qu’iln’y toucherait pas et qu’elle reste-rait toujours consacrée aux plaisirsde Monseigneur.

Il y aurait encore beaucoup à direpour faire la clef complète de ce pam-phlet.

GENEALOGIE ET LA FIN DESHUGUENAUX, ET DESCOU-UERTE DU CALVINISME, ou est

SOMMAIREMENT DECRITE L’HISTOIREDES TROUBLES EXCITEZ EN FRANCE PAR LESDICTS HUGUENAUX JUSQy’A

present. —Lyon , Benoît Rigaud,1572, in-8. Trois figures allégori-ques très singulières.

Ce livre fort rare est de Gabriel deSaconay, fougueux adversaire desCalvinistes, auquel M. Ap. Briquet aconsacré deux articles dans le « Bulle-tin du Bibliophile » (année 18G0,pages 1062 et 1153). Cette satire con-tre les Réformés est une sinistre facé-tie, datée de 15^2, et publiée peu detemps après la Saint-Barthélemy , dont; G. de Saconay fut un des principauxinspirateurs; il ne dissimule pas d’ail-leurs, dans sa dédicace à Charles IX ,qu’il a engagé le roi dans cette voiesanglante.

L’auteur de la « Genealogie » sup-pose que les Calvinistes sont desi hommes transformés en singes et en