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Tome premier.
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LES LIVRES A CLEF

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états de la Maison deMarguerite, qu’onn’a pas fait sortir encore des Archivesde Béarn. Ces conjectures paraissenttrès acceptables. Ajoutons que dansles Nouvelles même, on rencontre àchaque instant des noms qui donnentlieu à interprétations ou commentaireset dont il serait curieux et utile dedresser la clef complète. Pour ne citerque la première histoire delà premièrejournée, on y trouve : le dernier ducd’Alençon, autrement dit Charles IV ,premier mari de Marguerite d’Angou-lême ; VEvesque de Sées, c’est-à-direJacques de Silly ; le fils du Lieute-nant général, Gilles du Mesnil ; leChancelier, c’est Antoine du Prat ;Sainct-Blancard, c’est Bernard d’Or-mezan, général des galères ; etc., etc.On juge quel intérêt offrirait une clefbien faite de ces nouvelles fameuses.

HERMAPHRODITES (LES). S. 1 .(Paris ), 1605, pet. in-12. —Réim-primé sous le titre de :

Description de l’isle des Her-maphrodites NOUVELLEMENT DÉCOU-VERTE. Cologne (BruxelIes,Foppens),•724) in-8, et même lieu, 1726.

Réimprimé encore à la suite du«Journal de Henri III (éd. de 1744).Curieux frontispice représentant unhomme avec une coiffure defemme.

Cet ouvrage, qu’on a quelquefoisattribué au cardinal Du Perron, est,comme on sait, de Artus Thomas, sieurd ’Embry. Voici ce que dit P. de l’Es-to ile,dans son « journal » (avril i6oü),au sujet de cette piquante satire :

«Le livre des Hermaphrodites fust'ttiprimé et publié en mesme temps(que d’autres libelles), et se voioit àParis en ce mesme mois, où on fist pas-se r l’envie du commencement aux cu-

r’eux, auxquels on le vendit jusquesa deux escus, ne devant valoir plus de

dix sols; et en sçai un qui en payaautant à un libraire du palais.Ce petitlibelle (qui estoit assez bien fait), sousle nom de cette isle imaginaire, descou-vroit les mœurs et façons de faire im-pies etvicieuses delaCour, faisant voirclairement que la France est mainte-nant le repaire et l’azille de tout vice,volupté et impudence; au lieu quejadis aile estoit une académie hono-rable et séminaire de vertu. Le Roy levoulut voir, et se le fist lire, et, encoresqu’il le trouvast un peu libre et trophardi, il se contenta néantmoins d’enapprendre le nom de l’auteur, qui es-toit Arthus Thomas, lequel il ne vou-lust qu'on recherchast, faisant cons-cience, disoit-il, defascher un hommepour avoir dit la vérité. »

Artus Thomas donna à cette satireallégorique, dont la clef complète se-rait bien utile, une suite intitulée :

Discours de Jacophile du Japon , en-voyé à Limne de Ximen, sur le voyagequ’il a fait à Aretipolis. Tiré du cabi-net de M. de Sauvignac, en sa maisond’Oradour ; corrigé et augmenté denouveau avec son commentaire. S. 1.160g, in-8.

Ce deuxième ouvrage allégorique,plus rare que les Hermaphrodites , estsemé de citations sans choix et sansmesure; c’est un vrai chef-d’œuvre depédantisme, d’ailleurs peu récréatif etencore moins intéressant.

HÉROS (TES) DE LA LIGUE oula Procession monacale, conduitepar Louis xiv pour la conversion

DES PROTESTANS DE SON ROYAUME.

A Paris , chez Père Peters (Hol-lande), à l’enseigne de Louis-le-Grand . CID. D. C. LXXXX 1 , pet.in-4.

Ce petit ouvrage, un des millepamphlets dirigés contre Louis XIV ,par les réformés réfugiés en Hollande,rentre dans la catégorie des allégo-