Band 
Tome premier.
Seite
483-484
JPEG-Download
 

LES LIVRES A CLEF

483

rait le portrait d’un tailleur nomméJackson; Trulla, une fière gaillarde,ne serait autre que la fille du répu-blicain James Spencer; — Sidrophel,le sorcier, représenterait le fameuxastrologue Guillaume Lilly; — sondisciple Whachum, était une espècede clerc de procureur nommé Tho-mas Jones; —■ enfin, le nom deSmectymnus est un mot factice formédes lettres initiales des noms et pré-noms de cinq prédicateurs parle-mentaires alors fameux : StephenMarshall, Edmond Calamy, ThomasYoung , Mathieu Newcomen, WilliamSparstow.

Outre la clef donnée par Lottinjeune, les curieux consulteront avecfruit : A Key to Hudibras, by SirRobert l’Estrange , insérée dans les« Posthumous Works of SamuelButler. » London , 1720, 3 vol. in-12,gravures.

HUSBAND (THE) HIS OWNCUCKOLD. — A comedy, by JohnDtydcn, junior. — Acted at Lin-coln’s-Inn-fields. — 1696, London ,in-4. (Le mari qui se c...fie lui-même.)

Le titre de cette pièce indique suf-fisamment la nature du sujet quin’est pas des plus réservés. L’intrigueest fondée sur un fait absolumentvéritable qui s’était récemment passéà Rome ; l’auteur crut devoir trans-porter la scène en Angleterre et don-ner des noms anglais à ses person-nages. (Voir « Biographia Dramatica »— 1782, T. II, p. 15g.)

HYMNE SUR LA NAISSANCEDE MADAME DE FRANCE , FILLEDU ROY TRÈS CHRÉTIEN CHAR-LES IX ; par J. S. P. — Paris , Ma-thurin Martin (1571 ou 1572), pet.in-8 de 8 f,, contenant 325 vers.

484

On ne cite ici ce très rare opusculed’un élève de Ronsard que pour dé-montrer une fois de plus l’utilité desclefs pour l’intelligence de beaucoupde vieux auteurs ; qui pourrait eneffet bien comprendre les allusionscontenues dans les vers suivants, oùJ. S. P. désigne divers poètes quiont chanté comme lui la naissance deMadame de France (Marie-Elisabeth)?

.... « Eh quoy vous, doctes Cignes,

Poètes Sainetz qui suivez les enseignesDu perruquier, que n’enflez-vous vos pasPour du natal hault sonner les esbats ?

Certes i’ay tort : voicy ce grand Terpandrc,

Qui de sa bouche un grand torrent espandreFaict des chansons, ce iour solennisant ;

Voicy l’amant de Meline épuisantLa Source belle au cheval de Persie,

Qui d’un doux chant faict sa lire doréeHault résonner; voicy Belleau encoreEt l’autre aussi qui prend son nom de l’or.»

J’avouerai humblement que sansune note du « Bulletin du Biblio-phile » (1857, p. 404), j’aurais eubien de la peine à trouver que # lesenseignes du perruquier » signifient laBannière d’Apollon; que a ce grandTerpandre » veut dire Ronsard et quecelui qui prend son nom de l’or, c’estDorât (en latin Auratus). Les écritsles plus obscurs, je le répète, mêmeles plus insignifiants en apparence,peuvent encore nous donner quel-ques indications utiles ou intéressan-tes, quand ils sont bien déchiffrés.

Hypercalypseos liber singularis.Voir : Didymi clerici, prophetæminimi.

Hypnerotomachie, ou Discoursdu Songe de Poliphile. ..

Voir : Poliphili Hypnerotoma-chia...

I. K. L. Essai dramatique, ou-vrage POSTHUME DE LÉONARD GOBE-