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Tome premier.
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481-482
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481 LES LIVRES A CLEF 4 §2

Le député de Paris , épisodes du se- jc °nd Empire, traduit par le même, jParis , A. Ghio, 1875, in-i2, 3 fr. iLes Hommes de la troisième répu- jRLique, traduit par Henri Testard. ;Paris , Sandoz et Fischbacher, 1873, ;in-12, 3 fr. 5 o. |

HUDIBRAS, A POEM ; by Sa- |nmcl Butler ; with D’ Grey’s anno- !tâtions. — A new Edition, correc- jted and enlarged. — London , )Baldwin, 1819, 3 vol. in-8, ornés id’un portrait, de gravures et de jnombreuses vignettes sur bois. On Iy joint quelquefois une série desoixante portraits spécialement pu-bliés par Baldwin pour illustrer cetouvrage.

Telle est l’une des plus belles et as-surément la meilleure de toutes leséditions de ce célèbre poème burles-que, divisé en trois parties qui paru-rent successivement, à Londres , pourla première fois en i 663 , 1664 1678.

Les éditions anglaises sont innombra-bles, mais il n'existe qu’une traductionfrançaise du poème complet; à peinedeux ou trois li ttérateurs,et notammentVoltaire , ont-ils traduit des fragmentsdu premier chant. Voici le titre de latraduction complète, due à l’anglais John Towneley, officier au service dela France :

« HudibraS, » POÈME ÉCRIT DANS LEtemps des troubles d’Angleterre, tra-duit en vers français (par Towneley,e t publié par l’abbé Tuberville-Née-dam), avec des remarques (par Lar-cher). Londres (Paris ), 1757, 3 vol.>n-i2, ornés de figures assez fines,composées d’après les dessins d’Lfo-S'art h.

Cette traduction, excellente pour lesens, sinon pour la versification, cor-respond presque vers par vers au texteAnglais imprimé en regard. Elle a été

réimprimée : Paris , Jombert et Didot,1819-1820, 3 vol. in-t2, avec i 5 fig.d'après Hogarth (i 5 fr. et 3 o fr. surgrand papier). Ni l’une ni l’autre deces traductions ne se rencontre facile-mentaujourd’hui. La dernière édition,qui a fait baisser le prix de celle de1767, qui n’avait été tirée qu’à 200exemplaires, est augmentée d’une ciefgénérale d’ « Hudibras, » composéepar Lottin jeune et d’une notice surTowneley.

Tout le monde sait que Butler,dansce poème qui procède de « Don Qui-chotte » et de la « Satyre Ménippée, »a eu pour but de tourner en ridi-cule le fanatisme et l’extravaganceféroce des sectes religieuses et despartis politiques qui ont bouleversél’Angleterre dans les dernières annéesdu règne de Charles I er et sous leProtectorat de Cromwell; — royalistefervent, il ne s’est pas privé de lan-cer des traits fort acerbes et souventmérités contre les Indépendants et lesRépublicains. Sous la Restaurationde Charles II , l'horreur générale queFort conservait pour les crimes et lesfolies qui étaient l’objet de cettesatire, y donnaient un intérêt plusvif, et les conversations fournissaientà chaque instant l’occasion d’en citerquelques fragments et d’en tirer desallusions très piquantes. En s’éloi-I gnant de cette époque, l’effet de l’ou-; vrage s’est nécessairement affaibli :

! beaucoup de plaisanteries et d’allu-j sions sont devenues presque inintel-ligibles, même pour les Anglais , àplus forte raison pour nous, et l'ona été obligé de commenter Butler,comme, chez nous, on a commentéRabelais . Encore faut-il remarquerque les commentateurs ne sont pastoujours d’accord. On convient ce-pendant en général que le personnaged 'Hudibras représente Sir SamuelLuke , ardent puritain, que Butleravait bien connu; — llalpho, sonécuyer, personnifie la secte des Indé-pendants; — l’ivrogne Crowdcro, se-16