505 LES LIVRES A CLEF 506
Çatse; — le petit homme bohémiend’origine, Grimm ; — un musicien ad-miré, Gluck; — Frivolipolis, Paris ; —les bramines, le clergé; — un médecin,l’opérateur Keyser; — un lieu où l’ondébitait de bonnes liqueurs et de mau-vais discours, le café Procope; — unheu qui ne ressemble à nul autre, Ver-sailles et la Cour, etc., etc.
Itinéraire de Pantin au Mont-Calvaire.
Voir : Saint-Géran.
JACK, Histoire contemporaine,par Alphonse Daudet. — Paris ,Dentu, 187., 2 forts vol. in-12.
C’est encore, comme pour « Fromontjeune, » à 1 ’ « Histoire demes Livres, »publiée par M. A. Daudet, dans « laNouvelle Revue » (premier article,i 5 janvier 1882), qu’il faut recourirpour trouver des indications sur cetintéressant et merveilleux ouvrage.L’auteur affirme et démontre que sonhéros, Jack, n’est nullement un per-sonnage imaginaire. Le pauvre enfantse nommait Raoul D...; M. Daudet l’aconnu depuis 1868 jusqu’à 1871, épo-que de sa mort; l’histoire réelle dujeune abandonné n’est ni moins triste,ni moins émouvante que le récit duromancier. Les personnages acces-soires du livre ont été peints d’aprèsnature. Bélisaire n'est autre qu’unsieur Offehmer, qui servit pendant lesiège, dans la même compagnie queM. Daudet; le majestueux et impuis-sant Dargenton, le bohème Labas-sindre, le pseudo-médecin, l'empi-rique charlatan Hirch, l’excellentdocteur Rivais, existent bien réelle-ment; il en est de même du mulâtreMoronval, qui a collaboré à la « Revuecoloniale » et, après 1870, fut quelquetemps député; son nom est sur toutesles lèvres. Par un sentiment de délica-tesse facile à comprendre, M. A. Dau-
det s’abstient de nommer ses origi-naux en toutes lettres; mais, auxdétails qu’il donne, maintes personnespeuvent les reconnaître.
Notons encore que, dans cet inté-ressant article, M. Daudet déclare que,« dans ses autres ouvrages, des figuresvraies ont posé aussi, mais inconnues,mais perdues dans la foule où per-sonne n’aurait songé à les chercher. »
JACK THE GIANT QUELLER.An operatical Play by, Henry Brook,1748, in-8, réimprimé en 1778 et1792.
Pièce satirique, ingénieuse et mor-dante. On y met en scène, avec forcecritiques, de mauvais gouverneurs,lords-maires, aldermen, qui sont au-tant de portraits. Cet ouvrage, à Du-blin , peu de temps après la répressiondes troubles, fut interdit par le gou-vernement, le soir même de la pre-mière représentation, en raison desallusions politiques qu’il contenait.(Biographia Dramatica, t. Il, p. 161.)
JAMMABOS (LES) ou Les moinesJaponais, tragédie (en 5 actes et envers, par Fenouillot Falbairc deQiiingey). Dédiée aux mânes deHenri IV , et suivie de remarqueshistoriques. S. n.. 1779 ’ i n_ 8 rie
III-232 p. et 1 f. d’errata.
« C’est, dit M. P. Lacroix (cataloguede Soleinne, n» 3 ,806), une satire phi-losophique contre les jésuites qui,quoique chassés de France , y étaientencore assez puissants pour forcerl’auteur à garder l’anonyme et à pu-blier son livre sous le manteau. Il estvrai que les moines en général sontrudement fustigés sur les épaules desJammabos japonais. »
JANI PANNON 1 I, POETARUM