LES LIVRES A CLEF
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(outes ont etc éclaircies; citons-encependant quelques-unes des moinsconnues :
Damon, ce grand auteur, dont la muse fertile...
Sat. I. v. 1.
Boileau avait en vue Cassandre, tra-ducteur de la Rhétorique d’Aristote ;ce serait Tristan-fErmite, suivant lescommentateurs;
Q.ue George vive ici, puisque George y sait vivre...
Sat. I, v. 34.
Il s’agit du financier Gorge, aïeul deMme de Phalaris;
D’un pédant } quand il veut, sait faire un duc et pair.
Sat. I, v. 64.
Ce serait Louis Barbier , abbé de laRivière, depuis évêque de Langres ,titre qui conférait la duché-pairie;
Un esprit qui...
Attend pour croire en Dieu que la fièvre le presse...
Sat. I, v. 154.
On croit que ce vers désigne Des-barreaux;
Et qui s’est dit profès dans l'ordre des Coteaux...
Sat. III, v. 107.
Les trois grands seigneurs qui com-posaient cet ordre étaient le comman-deur de Souvré, le duc de Mortemart et le marquis de Sillery;
oilidor à ses frais bâtit un monastère...
Sat, IX, v. 160.
On applique ce vers à Pinette, qui abâti à ses frais l’institution de l’Ora-toire, rue d’Enfer;
Et tous ces vieux recueils de satires naïves...
Sat. IX, v. 69.
Boileau dit avoir eu en vue « LesContes de la Reine de Navarre; »
Comme ce magistrat de honteuse mémoire...
Sat. IX, v. 2ï3-Le lieutenant criminel Tardieu;
11 faut y joindre encor la revêche bizarre...
Sat. IX, v. 350.
La belle-sœur du poète, femme deJérôme Boileau ;
Rien n’échappe aux regards de notre curieuse...
Sat. IX, v. 437.Madame de la Sablière;
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f’en sais une chérie et du monde et de Dieu ...
Sat. IX, v. 516.
Madame de Maintenon;
Bientôt son procureur, pour elle usant sa plume...
Sat. IX, v. 717.
Le portrait de la plaideuse est faitsur la comtesse de Crissé;
Veux-je d’un pape illustre, armé contre tes crimes...
Sat. XII, v. 309.
Benoît Odelcaschi, pape sous lenom d’innocent XI , qui tint tête àLouis XIV et qui n’aima point lesJésuites .
Il y aurait bien d’autres choses sansdoute à ajouter, s’il ne convenait determiner enfin cet article un peu long.— Rappelons cependant, avant d’enfinir avec Boileau , que le satirique afait lui-même tous les frais d’un petitpoème assez malicieux, une des moinsmédiocres productions de Bonnecorse;il est intitulé: Lutrigot, poème héroï-comique par M. de Bonnecorse. —Marseille , 1686, in-i2(en dix chants).
C’est une espèce de parodie sati-rique du Lutrin et une amère critiquede Boileau , sous le nom de Lutrigot.
Mac Flocknoe, a satire.
Voir ; Absalom and Achitophel .
MACARISE, ou la REINE DESILES FORTUNÉES, Histoire allé-gorique, CONTENANT LA PHILOSOPHIEMORALE DES STOÏQUES, SOUS LE VOILEDE PLUSIEURS AVENTURES EN FORME
de roman, par l’abbé François-Hc-delin d’Aubignac. — Paris , 1664,2 vol. in-8.
« Celivre,d’une lecture impossible,est précédé de pièces à la louange del’auteur, d’un abrégé de la philoso-phie des stoïques et d’un « Discourscontenant le caractère de ceux quipeuvent juger favorablement de cettehistoire et tirer quelque advantage des