LES LIVRES A CLEF
565
vérités qu’elle enseigne. » — Dans lamarge du texte est la clef des allégo-ries : Alcarinte, c’est « la crainte, »du mot français , par anagramme;Edone c’est « le plaisir, » du grecOxartes, c’est « Socrates,» paranagramme, en conjoignant le c et l’sen x ; etc. »
Tout cela est baroque, confus etsurtout ennuyeux et explique bien•lue Richelet qui avait d’abord loué« Macarise » et qui ensuite se brouillaavec d’Aubignac, ait pu faire ces quatrevers qu’il lui envoya :
Hédelin , c’est à tort que tu te plains de moi,N'ai-je pas loué ton ouvrage ?
Pouvais-je faire plus pour toiQue de rendre un faux témoignage?
M a c R i n i Parasitogrammatici
hmepa.
Voir ; Histoire de Pierre deMont-niaur.
MADAME PUTIPHAR, par Pe-trus Borcl, le Lycanthrope. — Paris ,Olivier, 1839, 2 vol. in-8, 15 fr.,couverture bleue, orné de 2 vignet-tes sur bois.
Cet étrange roman a été analyséavecsoin dans l’intéressante étude de M.Jules Claretie « Pétrus Borel le Lycan-trophe. » Paris , René Pincebourde,1865 , de la Bibliothèque originale.—Patrick, le héros du Livre, est amè-ne, par les péripéties du roman, à setrouver en présence de M me de Pom-padour [Madame Putiphar), qui jouea son égard le même rôle que la fa-meuse égyptienne à l’égard du chasteJoseph ; Louis XV figure aussi sousla nom de Pharaon . Rien ne peutmieux faire connaître cette singulièreproduction que l’étude de M. J. Cla-retie .
Des exemplaires de «Madame Puti-
566
1 phar » ont été condamnés à la des-j truction en 1869 (Voir le « Cataloguej des Ouvrages condamnés, » p. 2 38 );I cependant, l’administration supérieure| a laissé faire, en 1877, une réim-j pression de ce roman bizarre qui n’estj pas au fond systématiquement immo-| ral.
j Mæviad (The), by W. Gifford.
Voir ; The Baviad.
| MAGICIENNE (LA) ESTRAN-j GÈRE, tragédie. En laquelle on| voit les tirannicques comporte-1 mens, origine, entreprises , des-seins, sortilèges, arrest, mort etsupplice, tant du marquis d’Ancreque de Lconor Gallygay , sa femme,avec l’aduantureuse rencontre deleurs funestes ombres. Par Un bonFrançais nepueu de Rotomagus. —Rouen , David, Geuffroy et JacquesBesongne, 1617, in-8 de 32 pages.
Réimpression textuelle sous cetitre : Tragédie de la marquised’Ancre, ou la magicienne estran-gère ; etc. etc. Paris , Jouxte lacoppie imprimée à Rouen , » s. d.,32 pages.
« Cette tragédie très rare est de l’his-toriographe Pierre Matthieu , qui avaitunevocation prononcée pourlespiècesde ce genre. On trouve dans celle-cides vers nobles,simples et touchants;le caractère de Léonora Galigaï estbien tracé, et la scène de l’exécutiona dû produire beaucoup d’efïèt si ellea été représentée. Voici la clef despersonnages qui figurent déjà pour laplupart dans « La Victoire du PhébusFrançois » (Voir cet article) :
Le grand Panfrançois, — Louis XIII ;j Aymelis de L., — de Luynes ;