LES LIVRES A CLEF
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satirique, en partie inédit, composévers 1769.
On avait d’abord attribué ce petitouvrage à Voltaire (Voir : « Corres-pondancede Grimm, «décembre 1769);mais on a su depuis qu’ilétaitl’œuvrede . 4 .-.R. Jacques Turgot , baron del’Aulne, ministre de Louis XVI . Onn’ignore pas que le célèbre ministreavait eu un certain faible pour la poé-sie, pour la poésie satirique surtout(voir notamment son injuste et sévèreépigramme contre Bernis), mais onsait bien aussi qu’il cachait soigneuse-ment ce petit talent qui eût pu nuireà sa réputation et à sa carrière d’hommed’Etat. Aussi, bien que le poëme de« Michel et Michau » soit cité, à l’actifde Turgot , par Debray, dansses« Ta-blettes des écrivains français , » il nefigure pas dans les œuvres complètesdece ministre fameux.—Cette satire à deuxtranchants est dirigée contre Michelde Saint-Farjeau et contre Michau deMontblin. Certains personnages alorsen crédit n’étaient point ménagésdansles copies manuscrites qui circulaientsous le manteau ; des fragments dece petit poëme ont paru dans la « Cor-respondance de la Harpe » et dans« l’Almanach des Muses. »
MICROSCOPE (LE) BIBLIOGRA-PHIQUE ; première, nouvelle et der-nière édition revue, corrigée et di-minuée par *** ( Malébranche ). Ams-terdam (1771)1 in-12, 12 pp.
C’est une satire contre Pierre Rous-seau, de Bouillon, et contre sa fem-me. L’auteur avait été chassé de Bouil-lon, par arrêt de la Cour souveraine,ainsi que des Pays-Bas, où il avaitrisqué d’être pendu. — Les grandesbiographies ne parlent pas de ce Male-branche,ou Mallebranche ; l’indicationci-dessus dénote du moins que ce de-
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vait être quelque misérable libelliste,payé peut-être pour attaquer le fécondPierre Rousseau, de Bouillon, plusconnu sous le nom de « Rousseau deToulouse . »
MILLE(LES)ET UNE FAVEURS.Contes de cour tirés de l’ancien gau-lois , par la reine de Navarre, etpubliés par le chevalier de Mouhy,Londres (Paris ). Aux dépens de laCompagnie, M.DCC.XL, 8 vol. in-12. Réimprimé, sans nom d’au-teur, avec la même rubrique, enMDCCLXXXIII, 5 vol. in-12.
Cet ouvrage de Charles de Fieux,plus ,connu sous le nom de chevalier deMouhy, est une espèce de long romanallégorique, composé d’histoires par-ticulières plus ou moins mal enchaî-nées l’une à l’autre. Ces récits, extrê-mement libres, deviennent à la longuepassablement ennuyeux. — Les nomsdes personnages, d’un aspect fort bi-zarre, sont pour la plupart anagram^matisés. Suivant la « BibliographieGay, » une clef de ces noms énigma-tiques se trouve imprimée dans quel-ques exemplaires ; je ns l’ai jamaisvue; mais, contrairement à l’avis deM. Ch. Monselet (« Oubliés et Dé-daignés, » t. I,p. 314), je pense qu’elleest bien facile à faire. On ne saurait,il est vrai, la transcrire ici, le déchif-frement des noms anagrammatisés nedonnant que des mots sales ou liber-tins. Ainsi dans Sonett, on trouve Té-tons ; dans Neglau, Langue ; dansLadeobarli, B. rd. 1 Roïal ; dans Va-revemaq, maquereau, etc.— Ces mots,les seuls qu’on puisse traduire, suffi-sent pour donner l’idée de ce queserait la clef de ce livre, si on dévoilaitles autres anagrammes Croselivesgol,Loculesi, Tanitbudan, Pitvitoun,Tou-rifet, Ledrob, Vetubeali, Tomeljult ,Tuçoufo, etc., etc. Tous ces mots ba-