LES LIVRES A CLEF
69O
689
libre, accompagné de portraits etd’allusions satiriques. L’ouvrage estd’ailleurs divertissant, bien que, del’aveu même de l’auteur, il n’ait niqueue ni tête. M ms de Beauharnais ydonne carrière à ses antipathies, à seshaines, à ses ressentiments; c’est là la jpartie intéressante du livre, rempli de Itraits malins et souvent cruels, pour jlequel une clef a certainement existé, iOn ne trouve que là l’histoire du ma- jriage de comédie que M lle Ducrest de jSaint-Albin eut l’adresse de contrac- !ter avec le comte de Genlis; la des- !cription du bal de l’Opéra met en jscène divers personnages qui étaient ialors plus connus et plus reconnais- jsables qu’aujourd’hui. — Voici la clef jque l’on a pu composer en parcourant !avec soin ce petit ouvrage devenu fort !rare : j
i re partie i
Pages !
28. Amatfu, —Je duc d’Orléans que iM me de Beauharnais haïssait;
3 o. Un architecte, petit homme fort \laid, Coûtant d’Yvry, architecte jdu duc d’Orléans; j
27-32-46 et suivants : de . i
M'i» Ducrest de Saint-Albin, \comtesse de Genlis ; j
44. Le Palais R ...,— le Palais-Royal, i
45. Les A... de la V..., — « Les i
Annales de la Vertu, » ouvrage !de M“>e de Genlis;
L Apollon, — ne peut être queLa Harpe ;
1 38 . La Magicienne à la mode , —M ]1, Bertin; j
1 38 . De La H***, — La Harpe ;
Le M..., — Le Mierre;
142. D’+**, — d’AIembert;
L'anglais G***, — Gibbon; jLa très savante et très vertueuse jC... de..., — toujours M m « de !Genlis. i
2 e PARTIE |
8. L’auteur des Contemporaines, — jRestif de la Bretonne ; !
Pages
23. V H*** 9 — encore La Harpe ;
Les Santons, — Les prêtres.
C’est dans cette deuxième partieque se trouvent les déguisements lesmoins faciles à dévoiler: qui retrou-vera les noms véritables de : M. deL ***, dont il est très souvent ques-tion; de la vicomtesse de L***; dubaron d’E ***; du jeune duc de M'*' ;etc., etc .i
NONNES (LES) GALANTES, oul’Amour embéguiné. —A La Haye ,chez Van Es, M.DCC.XL, in-12.— Réimprimé en partie et d’unemanière très défectueuse, en Alle-magne , il y a une dizaine d’années.
Nouvelle édition, assez jolie. —Bruxelles, Gay et Doucé. — 1882,in-12 de 235 pp. — Ornée d’unfront, gravé de J. Chauvet.
Ce petit ouvrage est l’un des plusrares et des mieux écrits de J.-B.Boyer, marquis d ’Argens. — Il secompose de quatre histoires ou récits:« Histoire de l’Abbesse de*’ 1 *, » —« Les deux Nonnes aventurières, » —« Vengeance Monastique, ou le PetitMaître dupéet fustigé, » — « La Nonneveuve. » — Il y a tout lieu de penserque les personnages mis en scènedans ces nouvelles ne sont point tousimaginaires; M* le de Monron, M mlî deGirnan, Agathe, Dorothée, Marnix ,de Moncour, etc , etc., semblent avoirété peints d’après nature et, vraisem-blablement, les aventures racontéespar d’Argens étaient fondées sur desfaits réels. L’auteur lui-même le ditet l’affirme de la façon la plus for-melle : 0 Encore une fois, répète-t-ilà la fin de sa préface, ce ne sont pointdes fictions mais des histoires vérita-bles que je présente au public, et sirécentes, que je me suis cru obligé dedéguiser le nom des personnes dont je