LES LIVRES A CLEF
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ajouter que certains commentateursreconnaîtraient plutôt Agrippine dansFortunata et Claude dans Trimalcion;mais, il convient de le répéter encore,toutes ces attributions sont de puresconjectures et la clef du Satyricon, siclef il y a, ne pourra jamais être faiteavec certitude et parfaite vraisem-blance.
PHILIPPINES (LES) DE LAGRANGE-CHANCEL, nouvelle édi-tion, revue sur les éditions de Hol-lande, sur le manuscrit de laBibliothèque de Vesoul , et sur unmanuscrit aux armes du Régent,précédée de Mémoires pour servirà l’histoire de La Grange-Chancelet de son temps, en partie écritspar lui-même, avec des notes histo-riques et littéraires, par M. de Les-cure. — Paris, Poulet-Malassis ,1858, in-12 de 426 pages, 4 fr.
Disons seulement quelques motssur ces odes célèbres qui causèrent, àjuste titre, de sérieux ennuis à leurauteur. L’édition originale, datée de172Ï, a été imprimée en Hollande;elle forme un très petit livret, car ellene contient que les trois premièresodes, les seules que La Grange aitjamais avouées. On en connaît neufréimpressions, jusqu’à celle donnéepar M. de Lescure ; cette dernière,malgré une soi-disant édition défini-tive, paru il y a cinq ou six ans etdéjà tombée au rabais, est la pluscomplète et la meilleure de toutes.C’est celle que rechercheront toujoursles véritables bibliophiles qui y trou-veront un commentaire plein d’éru-dition, formant la clef la plus sûrepour l’intelligence des innombrablesallusions dont ces odes sont remplies.Il n’est presque pas de strophes quine donnent lieu à des annotations queleur étendue ne permet pas de repro-
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duireici. Sans ces commentaires, cesodes seraient assez obscures pour lelecteur de nos jours, peu au courantdes événements de la Régence et desincroyables accusations, souvent bieninjustes, dont Philippe d’Orléans futl’objet. — Indépendamment des édi-tions imprimées des Odes Philippi-ques, il existe un assez grand nombrede copies manuscrites; on en voit pas-ser en vente presque tous les ans. Cescopies qui, pour la plupart, datent dela Régence, sont intéressantes ; ellesoffrent presque toutes des variantesqu’il serait utile de coordonner en vued’une édition véritablement définitive.— Un des plus beaux et plus curieuxmanuscrits que j’aie été à même devoir, est celui qui figurait, sous len° 32 , au catalogue de la troisièmevente Ambroise Firmin Didot (juin1881). — On ne connaissait jusqu’àprésent que cinq odes, ce manuscriten contient six. La pièce jusqu’à cejour inédite, placée comme quatrièmeode, compte dix-huit strophes. Or,loin d’être, comme les autres, unesatire contre le Régent, elle est aucontraire entièrement consacrée à l’é-loge de ce prince et soulève par suiteun problème multiple : à quel mo-ment, par qui et dans quel but futcomposée cette palinodie ! A touségards, cette ode inédite, dont j’ai unecopie, avec une sorte de clef de lamême époque, est fort curieuse ; ellemériterait les honneurs de l’impres-sion, bien entendu avec un bon com-mentaire.
PHILOCLÈS , OU LA vertu d’Ido-ménée, comédie en deux actes, sujettiré du Télémaque . — S. L, 1788,in-8 de 68 pp.
Cette pièce en prose, assez rare,serait d’un sieur B.-Bt. — (i). — C'estune allégorie composée à la louangede Louis XVI ( Idoménée ), et conte-nant des flatteries telles que le cen-