LES LIVRES A CLEF
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de l’auteur, publiées par Alissande Chazet. — Paris , Verdière, 1820,in-8, fig. 6 fr.
« Polymnie , » comme on sait, estun poëme satirique composé, en fa-veur de Piccini, contre les partisansde Gluck . — Les traits malins, maissouvent peu modérés, y abondent.D’après une note manuscrite de Ga-briel Peignot , voici la clef des person-nages : le Jongleur de Bohème, c’estGluck lui-même ; Trigaud (le hérosdu poème), c’est l’abbé Armand, etFinon n’est autre que Suard.
POMER 1 S,Tragico-comædia nova
DE POMERIDE A CASTLEVIO AFFLICTAET AB AGATHANDRO LIBERATA. —Acta ludis Apollinaribus. VI cal.Febr. Anno III, olympiados DCII.Egit Philalethes , modos fecit Parrha-siastes, tibiis Swantevarianis, 1631,in-8.
(Pièce en vers latins ïambiquessauf le prologue, l’épilogue et lesarguments qui sont vers alle-mands.)
— Parthenia, Pomeridos conti-nuatio : Ein new Comœdien-Spieldarinn abgebildet wirddie blutigeHochzeit der schonen Parthenia,und daraufF folgende StrafFe, desungütigen vermeynten BrautigamsContilii, Nebenst des AgathandersHeldenthaten die er den hochbe-drengten Nymphen im alemannis-chen Lande zu gut in Schneller Eylverrichtet hat. Exhibieret im Win-termond des andern jahres nachder befreyung Pomeris von Phila-lethes Parrhasiastes, 1632, in-4, 48 ff.(1632).
Agathander pro Sebasta vincens
ET CUM VIRTUTIBUS TRIUMPHANS.
Stetini, 1633.
Ces trois tragédies allégoriques fontallusion aux principaux événementsde la guerre soutenue en Allemagne )par le glorieux Gustave-Adolphe con-tre l’Autriche et ses alliés. Il seraitbien difficile de décider quel est l’au-teur de cette sorte de Trilogie : aucunbiographe, aucun bibliographe nefournit de renseignements précis surce point. Suivant Th. Graesse , qui aj minutieusement décrit dans son « Tré-sor des Livres rares 0 (tome V.page 141), les deux premières despièces ci-dessus décrites, l’auteur qu>se cache sous les pseudonymes dePhilalethes Parrhasiastes, serait Baf'thélemy Anhorn, célèbre prédicateurdu Palatinat; suivant Chrétien Gryphius qui donne la clef de ces piècesdans son « Essai sur les Historiens duxvn e siècle » (pages 162 à 164), ceserait Jean Micraëlius, « homme fa-meux par ses travaux théologiques,philosophiques et historiques et quia voulu prouver son habileté numonde savant en s’exerçant aussi dansl’art dramatique. 9 Les Biographes,je le répète, ne donnent aucune indi-cation sur l’un ou sur l’autre de cespersonnages , il convient d’ajoutercependant qu’on trouve dans» 1 ’ «His-toria Bibliothecæ Fabricianæ » (t. V,page 267), une courte notice surJean Micraélius, de Koslin en Prusse,mais les pièces dont il s’agit ici, nyfigurent point parmi les ouvrages quilui sont attribués. Quant à Anhornil n’est guère connu que par ce qu’ena dit Th. Graesse. — Laissons doncà quelque chercheur érudit le soin defixera qui doit être attribuée la ,p a 'ternité de la Pomeris, de la PartheniAet de ï'Agathander, et bornons-nousà en donner, d’après Chrétien Gry-phius, la clef que voici :