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Tome second.
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999-1000
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LES LIVRES A CLEF

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Anckfr, c'est M. Franck; — le circons-pect Netja, M. P. Janet ; — le péné-trant Rotvache, M. Vacherot; — lepapa Rinousson, M. Nourrisson ; —le douceâtre Nauré, M. E. Renan ; —le gracieux Erscher, M. Scherer ; —l’austère Eisiv, c’est M. Weiss, et l’onne peut méconnaître M. de Broglie,sous le nom de l’éminent duc Bro-coli .

Voyageur (le) Grec.

Voir : Candidamentor.

VOYAGEUSE (LA) EXTRAVA-GANTE CORRIGEE, comédie enun acte et en prose. — Paris , 1791,in-8 de 63 pp. Anonyme, inconnueà Barbier.

« Pièce d’une grande rareté, qui estsortie d’une imprimerie clandestine,puisqu’elle semble ayoir été tirée avecune petite presse à main. C’est uneallusion amère plutôt que cruelle à lafuite du roi et de la reine, ainsi qu’àleur arrestation à Varennes. — Marie-Antoinette est seule mise en scène,sous le nom de Madame Bertrand,parisienne ; mais on représente sanscesse le roi comme esclave des volon-tés de sa femme, comme un pauvreimbécile: « Il suffit qu’il veuille res-ter à Paris , pour qu’elle lasse le diablepour demeurer à la campagne. » (Cat.Soleinne, n° 2,398.)

VRAYE (LA) HISTOIRE COMI-QUE DE FRANCION. — Composéepar Nicolas de Moulinet, sieur duParc (Charles Sorel). — Rouen ,1641, in-8.

Autres éditions, sous le titre deHistoire comique de Francion. —Rouen, 1663 1 Paris , Besongue,*673 ; Leide, Drummond, 1685 ;Leyde , 1688-1721, 2 vol. in-12, etc.

— La première de toutes les édi-tions, datée de 1623, suivant Bar-bier, est introuvable ; elle ne con-tient que sept livres ; les suivantesen contiennent douze. La meilleurede toutes est celle donnée parM. Emile Colomhey, en 1858. —(Paris , A, Delahays , in-12 de539 PP-. front - grav.)

« Malgré les désaveux de Ch. Sorel,qui traite ce livre d’ouvrage licencieux,sans art et sans goût, c’est à lui qu’onattribue généralement « l’Histoire co-mique de Francion : » c’est le premieren date de nos romans de mœurs; ilpasse en revue toute la société dutemps; il reproduit des tableaux vi-vants et animés qui attestent à la foisl’intelligence et la finesse de l’auteur.Un passage fort intéressant est celuiconsacré aux gens de lettres de l’épo-que; Francion nous a buriné l’unaprès l’autre ces auteurs, ces poètes,ces poétereaux, et derrière chacunede ces caricatures se trouve un nom,un portrait ressemblant. — Sorel serattache positivement à Rabelais,dont il a parfois quelques traits, un peutrop de badinage par moments, maiscomme lui, il flagelle impitoyable-ment ses contemporains, et ce carac-tère donne à son livre une sérieusevaleur morale. »

M. Victor Fournel , dans son excel-lente « Introduction » mise en tête deson édition du « Roman comique »(«Bibliothèque Elzévirienne, » Paris 1857), a fort bien étudié et jugé ceroman picaresque, et, en même tempsa soulevé quelques-uns des masquesintroduits dans l’ouvrage. Ainsi, ilnous apprend (pp. XIV à XVI) que lehéros du roman, Francion, est, sinonpour les aventures, du moins pourles idées et le caractère, — on le re-connaît à divers traits, — l’incarnationde Ch. Sorel lui-même; — dans ledixième livre, l’aventure des trois