Band 
Tome second.
Seite
1005-1006
JPEG-Download
 

1005 LES livres

sinés d’après nature et qui sont de !véritables portraits ; beaucoup de des- Isins seraient aujourd’hui incompré- :hensibles sans les notes qui fontcon- inaître les noms de ces héros et qui !donnent la clef des allusions faites ;par le peintre, aux mœurs, à la litté- !rature, à la politique de son temps. ICe commentaire nécessaire, indispen- jsable pour l’intelligence des carica- ituresde cet artiste si cher aux Anglais , !a été publié, sous une autre forme jencore, avec ce titre :

« Clavis Hogarthiana. » Illustra- jtions of Hogarth, from passages in iAuthors he never read, and could not iunder-stand. London, 1816, in-8.

Hogarth n’est pas le seul dessinateur :ou caricaturiste qui a tracé les por- ;traits de personnages vivants. Chez ;nous, un artiste qui eut plus de talent ;etnonmoinsd’esprit, J.-J.Grandville , ia laissé une œuvre immense dont il ;serait bien utile de faire la clef, pen- idant qu’il en est temps encore, car jbientôt beaucoup de ses types seront :entièrement oubliés.

ZÉLINDIENS (LES). Par M U ®F**\ i— Paris, pet. in-8, 1762,

Suivant la « Correspondance de :Grimm » (juin 1762), cette brochure iserait de Fauque,m ais cette attri- ;

bution est fort douteuse. C’est un !petit conte allégorique passablement iinsipide. « Les Zélindiens sont les Pa- ;risiens ; on y parle beaucoup des iZélindiennes ; c’est un recueil de pe- ;tites peintures, de mesquineries, de jplatitudes, qui affadissent l’esprit et le icœur. » On y a reconnu quelques iportraits.

ZEST POUF, HISTORIETTE DU jTEMPS, — De l’imprimerie de la ;veuve Nicolas Mazuel. — Paris , j(1711). — Réimprimé dans la «Bi- jbliothèque Elzévirienne. » Variétés j

A CLEF 1006

historiques et littéraires (t. VI,p. 167).

Ce petit écrit, que l’on peut rangerdans la catégorie des canards, colpor-tés alors en si grand nombre dans lesrues, est le récit très véridique d’uneanecdote qui ht beaucoup de bruit àcette époque. Un nouveau marié,Théador , s’est engagé à ne répondreque les mots Zest et Pouf, pendantun temps déterminé, à sa jeune femmeCéphise et à quiconque lui adresseraitla parole ; il gagne sa gageure et ob-tient ainsi une forte somme de sononcle Palmis, à la grande satisfactionde son père, Florame. A moins detrouver un exemplaire annoté par unlecteur d’alors, on ne saura jamaisquels étaient les vrais noms des bonsbourgeois de Paris désignés par cespseudonymes.

ZET-NAZ-BÉ, on les Jeux enaction. Drame historico-fantasti-que, en cinq actes et en quinze ta-bleaux. Traduit du chinois, parM. D.-S.-F. (de Saint-Félix). —Paris , Barba, 1837, in-8.

Pièce satirique dirigée contre lesmaisons publiques de jeu et surtoutcontre un célèbre fermier des jeux,M. Bénazet (Zet-na^-bê).

ZOLOÉET SES DEUX ACOLY-THES (sic), ou quelques décadesde la vie de trois jolies femmes ;histoire véritable du siècle dernier,par un contemporain. — A Turin (Paris ). De l’imprimerie de l’auteur.Thermidor an VIII, pet. in-i2dexii-142 pp. Orné d’un frontispicegravé représentant les trois hé-roïnes du livre en tuniques flot-