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Tome second.
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LES LIVRES A CLEF

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tantes, se démasquant devant leGénie de l’histoire.

Réimprimé intégralement à Bru-xelles , en 1867 et en 1870.

Ce petit livret est généralement at-tribué au fameux marquis de Sade, etbien qu’il ne figure pas parmi les ou-vrages de ce fou débauché que men-tionnent Quérard et la « BiographieMichaud, » tout porte à croire quecette attribution est bien fondée.

Cet ouvrage, écrit en style très né-gligé et incorrect, n’est autre chosequ’une violente satire contre Joséphinede Beauharnais ( Zoloé ), alors épousedu Premier Consul ; les deux acolytessont Tallien (Lauréda) et Vis-

conti ( Volsange ) ; on reconnaît Bona-parte sous les traits du baron d’Orsec;Barras, dans le vicomte de Sabar, etTallien sous le masque de Fessinot,l’heureux époux de Lauréda; le comtede nouvelle date, c’est le comte de Ca-barrus, père de M me Tallien ; le comtede Barmont ne peut être que le feucomte de Beauharnais , premier maride Joséphine. 11 y a plusieurs autresmasques à soulever dans ce pamphlet,notamment ceux du sénateur S..„Bbertin et fripon, du représentant C*'*,tvrogne incorrigible, de Vex-capucinPacôme (Est-ce Fouché ?), de la mar-quise de Mirbone, de Vex-domestiqueParmesan, etc., etc. Les noms réels deces personnages, aujourd’hui difficilesa découvrir, étaient sans doute forttransparents à l’époque du Consulat.Aussi la police fit-elle rechercher etdétruire avec soin les exemplaires dece libelle ; quant à l’auteur, Napo-léon le fit enfermer, peu de tempsaprès l’apparition de Zoloé, à Charen-t° n , où l’odieux écrivain resta jusqu’às a mort, arrivée en 1814. Les exem-plaires de l’édition originale de cePamphlet sont devenus très rares etdéjà ceux de la réimpression bruxel-loise ne sont plus communs.

On trouve sur Zoloé et sur son au-

teur d’intéressants détails dans le« Journal de l’amateur de Livres »(Paris, Jannet, t. III), et M. GustaveBrunet a donné une nouvelle analysede ce triste roman dans ses c< Fantai-sies Bibliographiques. » (Paris . J.Gay, 1864.)

ZOMBI (LE) DU GRAND-PÉROU,

OU LA COMTESSE DE COCAGNE. NûU-velement imprimé le quinze février1697, s. 1 . — (Rouen ?) pet. in-12de 2 ff. et 145 pp. plus 6 pp. pourle portrait (en vers) de la comtesse.

« Roman assez libre de P. Corneillede Blessebois, qui y a raconté uneaventure personnelle et s’est mis enscène sous l’initialisme M. de C...(Corneille). — Le Zombi , en patoiscréole, signifie un fantôme, un sorcier;le Grand-Pérou désigne une habitationfort connue dans une des possessionsfrançaises des Antilles . Quant à laComtesse de Cocagne, il serait proba-blement fort difficile de soulever levoile qui recouvre ce pseudonyme,enadmettant qu’il y eût quelque intérêtà le faire. » (E. Cleder, notice sur C.Blessebois , p. xxxvni.)

Le Zombi du Grand-Pérou, réim-primé en dernier lieu, il y a six ans,par les soins de M" 10 Marc de Monti-faud (M“° Quivogne), a eu plusieurséditions citées par la BibliographieGay (t. VI, p. 462-464), qui donne enoutre l’analyse de l’ouvrage.

ZOROASTRE, HISTOIRE TRA-DUITE DU CHALDÉEN (publiéepar le chevalier de Méhègan ). —Berlin , à l’enseigne du roi Philoso-phe, 1751, in-18.

Réimprimé, la même année, sousle titre : « De l’origine des Guèbres,ou la Religion naturelle mise en