LES LIVRES A CLEF
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Le Mouton, — Monsieur (le comte deProvence ) ;
Le Serpent, — le duc de Polignac ;L'Ours , — le prince de Lambesc ;
Le Sanglier, — le maréchal de Bro-glie ;
Le Ver de terre, — Bezenval ;
La Taupe, — Barentin ;
Le Crabe, — l’abbé de Vernon ;
La Cantharide, — M. Thierry ;
Le Merle, — Malouet ;
Le Rossignol, — Mounier ;
Le Perroquet, — Bailly ;
Le Lièvre, — de Launay ;
La Tortue, — Foulon ;
Le Chardonnet, — de Flesselles ;
Les Scorpions, — la milice à cheval ;Le Rhinocéros, — M. de Montboissier ;Le Piver, — Chapelier ;
Le Coq, Target ;
La Pupu, Barnave ;
Le Colibri, — Rhedon ;
La Caille, — Du Fraisse ;
La Grive, — Bouche ;
L'Ortolan, — Ribeyrolles ;
Le Hibou, — de Biauzat ;
La Chauve-souris, — Hébrard ;
On voit que l’auteur de ce libellerévolutionnaire n’était pas tendre pourtout ce qui, de près ou de loin, tenaitpour le parti du roi.
ÉTRENNES (LES) DE LA SAINT-JEAN. — Troyes (et Paris ), 1739,in-12. Souvent réimprimé, avec denotables augmentations, sous larubrique de : « Troyes , v° Oudot, »notamment en 1742, 1745, 1750,1751, 1757, 1758, in-t2, et dans letome X des « Œuvres badines » deCaylus, in-8.
La « Gazette Bibliographique » de1868-1869 (Paris , A. Lemerre, in-12),contient (pages 248-252), un curieuxarticle intitulé « Une clef des Etrennesde la Saint-Jean. » Cet article, qu’ilserait trop long de reproduire ici,
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et qui rentre plutôt dans le cadre du« Dictionnaire des Anonymes, » nousapprend que Moncrif a laissé de laquatrième édition des « Etrennes dela Saint-Jean » un exemplaire portantun nom d’auteur à la marge de cha-cune des pièces badines qui composentce petit volume. Ces indications sontd’autant plus précieuses qu’elles éma-nent d’un membre actif de l’Académiefacétieuse du sein de laquelle sontsorties les « Etrennes » et autres pro-ductions poissardes. Bornons-nous icià lever les principaux masques : ainsiCassandre cache Moncrif lui-même; —Minerve sert de déguisement au Grandprieur; — Gormas est le masque deDuclos ; — Le Satyre nous dérobeM. Salley, ou Sallé, — et sous Leyan-dre grimace Crébillon fils.
EUDÉMIA. Jani Nicii ErythræiEudemiæ Libri decem. ColoniæUbiorum. — (Amsterdam ), apudJodocum Kalcovium et socios,CD-D-C.XLV, pet. in-8 de xix-253pages, avec le portrait fort biengravé sur cuivre, de l’auteur. —Autres éditions : Leyde ou Ams-terdam, 1637; Cologne (Amster-dam), 1645 ; Cologne , 1740.
Jean-Victor Rossi, savant biographeet philologue, plus connu sous lesnoms de « Janus Nicius Erythrœus, »qui ont la même signification en greclatinisé, est l’auteur de ce curieuxroman satirique.Né à Rome,en 1577,il mourut, le i 3 novembre 1647, aprèsune longue vie abreuvée de dégoûtset de chagrins qui avaient singulière-ment altéré son caractère. Sa vieillessefut heureusement plus calme, grâceaux bienfaits du cardinal Chigi. Il alaissé un grand nombre d’ouvragesencore estimés aujourd’hui. Son Eu-demia, fort élégamment écrite en la-