LES LIVRES A CLEF
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Fécrates, — les théologiens ;Lipodermistes, — les Juifs ;
Pays des gondoles, — Venise ;Amphibie, — la Hollande ;Stauffacres, — les Suisses ;Sindikocratie, — Genève ;Stratiocratie, — la Prusse ;
Cyclamores, — l’empire d’Autriche ;Hérogine, — Marie-Thérèse ;Kavalkadeski, — la Pologne ;
Têtes blanches, — les Turcs ;
Corps bleus, — les nègres de la Guinée .
ŒUVRE (L’), par Emile Zola .— Paris, Charpentier , 1886, in-18de 491 pages, 3 fr. 50.
Ce volume forme le quatorzièmetome de la série des Rougon-Macquart (voir plus haut, col. 866). C’est unebelle étude de la vie d’artiste ; lesportraits y sont nombreux. Conten-tons-nous de noter que M. Zola s’yest dépeint lui-même sous le person-nage de l’écrivain Sandoç ; il y racontequinze ans de sa vie et de celle de sescontemporains ; de tous ses livresc’est vraisemblablement celui où il amis le plus de lui-même.
ŒUVRES (LES) DE JACQUESPOILLE, sieur de Saint-Gratien,conseiller au Parlement de Paris ,divisées en onze livres: Rome ensept livres, la Grèce en un, les Bar-bares, les grands Rois, les grandsSeigneurs et les derniers Hérésiar-ques en un livre ; l'Icare françoisen deux. — Paris , Thomas Biaise,1623, in-8.
Tout ce gros volume, dit M. Viollet-le-Duc, se compose de 919 sonnets,dont io 5 sont consacrés à l’IcareFrançois, qui n’est autre que le fa-
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meux maréchal de Biron ; l’auteur nele nomme pas, mais il donne la datede sa mort malheureuse, le 3 i juil-let 1602. Ce livre doit être d’une lec-ture bien agréable !
OUVERTURE DU THÉÂTRE DELA GRANDE SALLE DU PALAISCARDINAL : Mirame, tragi-comédieen cinq actes et en vers, dédiéeau Roy, par Desmarets de Saint-Sorlin. — Paris , Henry Le Gras,1641, in-folio, figures. Autres édi-tions, in-4, in-8 et pet. in-12. —Paris et Hollande, 1641-1642.
Cette pièce, plus fameuse par le nomde son véritable auteur et par les cir-constances qui y ont donné lieu, quepar son mérite littéraire, est, commel’on sait, du Cardinal de Richelieu . Levindicatif ministre, repoussé par lareine Anned’Autriche,à laquelle il avaitosé exprimer son amour, composa, deconcert avec Saint-Sorlin qui signalapièce, cette tragi-comédie, ou plutôtce roman dialogué, où sont retracéesles intrigues supposées de la reineavec l’ambassadeur d'Angleterre Buc-kingham. La donnée en est fort sim-ple : l’héroïne de la pièce, Mirame(Anne d’Autriche ) méprise l’hommagedu roi de Phrygie (le cardinal) et luipréfère Arimant (Buckingham ), favoridu roi de Colchos (le roi d’Angleterre) ;Arimant finit par être battu par leprince dédaigné. Les Mémoires deTallemant des Réaux , dans le cha-pitre consacré à Richelieu , ne lais-sent aucun doute sur l’auteur réel dela pièce, non plus que sur les allu-sions qu’elle renferme. La pauvrereine, que le ministre jaloux avaitpresque contrainte à assister à la pre-mière représentation, dut être cruel-lement blessée par de nombreux pas-sages du drame et notamment parcelui-ci, où le poète fait supposer