LES LIVRES A CLEF
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voile de l’anonyme ou de noms ima-ginaires. L’auteur est M. Brillon.
PRÉCIEUSES (LES) DE MACON ,par Brice Bauderon , manuscritinédit.
On trouve de curieuses indicationssur cette production dans l’excellentenotice mise, par M. Emile Chasles , entête de sa belle édition des Œuvresposthumes de Bauderon de Sénecé(Bibliothèque elzévirienne, Paris , P.Jannot, i 855 , in-18, p. 6 et suivantes).Parmi les manuscrits laissés par Sé-necé , M. Chasles a découvert cettepièce de six grandes feuilles rempliesjusqu’au bord, qu’il attribue, non pasau poète Sénecé , mais à son parent, lemagistrat Brice Bauderon. C’est unesérie d’une vingtaine de crayons faitssur le modèle des «Portraits » fameuxque Segrais réunit chez Mademoiselleet publia par la suite. Brice Bauderon ,dans ces pages qui forment un tableaupresque entier de Mâcon , ne nommedirectement ni les personnes, ni lesvilles voisines dont il parle. Ainsi,Molusium, c’est Mâcon ; — Clusium,Cluny ; — Milet, Lyon; — Athènes ,Paris ; — l’église devient le Templedes Druides et le curé, le grand sacri-ficateur. — Il est regrettable que M. E.Chasle n’ait pu donner la clef deeette intéressante composition et faireconnaître les noms véritables desCharité, Gèliodante, Polygène, Gri-maldus, etc., qui figurent dans cettegalerie de portraits.
PRÉCIS HISTORIQUE DESCAUSES qui ont amené la Révolu-tion présente dans l’empire de laCochinchine , par un observateur im-partial, petit neveu de l’Arrétin.Wimbledon , 1791, in-8. Rare.
Une de ces mille productions allé-goriques que fit éclore la Révolution,
Il va sans dire que la Cochinchine c’est la France . On trouve dans cetécrit curieux maintes allusions sati-riques aux événements des dernièresannées du règne de Louis XIV , de laRégence, de Louis XV , etc.
PRINCE (LE) ZILAH, roman pa-risien, par joies Claretie. — Paris ,E. Dentu, 1884 (lmp. P. Dupont),in-12 de IV-438P., 3 fr. 50.
En tête de ce livre, dont on n’a pasoublié le succès, l’auteur a mis la pré-face suivante : « Tous les détails dece récit sont exacts. Ce ne sont pas làdes miettes ramassées dans la chro-nique, ce serait, à vrai dire, presquede l’histoire. Et maintenant, criez auromanesque ! Ce qu’il y a de plus ro-manesque au monde, c’est la vie. » —Une clef partielle a paru dans le« Figaro » du lundi 7 juillet 1884,sous la signature Parisis; en voici lesprincipales indications : L’hospitalièrebaronne Dinati, serait cette grandedame cosmopolite, qui s’est tour àtour appelée M"* Solms , puis M“o Rat-tazzi, et qui porte maintenant un nomespagnol; — le japonais Yamada, quifait des opérettes pour la Renaissance,aurait étédépeint par M. Mased Maëda,jadis ministre du Japon à Paris ; —le type fier et sympathique de Varhé-ly, rappelle absolument le hongroisSzarvady, que M. Claretie a beaucoupconnu ; — le reporter Jacquemin re-présente fidèlement le pauvre Hippo-lyte Nazet, de bruyante mémoire ; —dans Marsa la Tzigane, on devraitreconnaître la hère allure de M"* Dica-Petit, l’actrice si aimée à Pétersbourg,morte en wagon, d’une embolie, il y apeu de mois, au moment où elle serendait pour la dernière fois en Rus-sie ; — enfin le mariage, si étrange-ment accidenté du prince Zilah, neserait pas sans analogie avec l’unioncontractée jadis par le fameux Gari-baldi. — Dans tout cela, on le voit, il