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Tome second.
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LES LIVRES A CLEF

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douteuse. Suivant la tradition, lesinitiales D. M. T. P., qui se trouventen tête de la réimpression et dans unsonnet placé à la fin, désignaientM™ de Montespan, et on aurait vouluappliquer à cette célèbre favorite deLouis XIV les aventures qui, dansLupanie, concernent une jeune de P.Or, il n’y avait guère possibilité detromper ainsi que les collecteurs delivres qui ne lisent pas et les faiseursde catalogues, qui transcrivent lestitres. Dans tout ce vilain récit il n'ya pas un mot qui puisse, de près oude loin, se rapporter à M™ de Mon-tespan : ce sont les scandales obscursd’un ménage très bourgeois, où lemari est médecin, et celte qualité seretrouve encore dans le sonnet même,où l’on croit avoir trouvé la preuved’une application plus élevée. Tout ledoute est s’il y a là friponnerie oubévue dans cette interprétation de troisinitiales qui peuvent désigner unefoule de noms; mais ce qui n’est pasdouteux, c’est que le livre en lui-même ne méritait pas la peine qu’ons’est donnée d’en chercher le sujet oul’auteur. »

SAINT-JAMES’S PARK : A Satyr.— London , H. Hills, 1709, in-8 de16 pages.

Cette satire en vers, dont l’auteurn’est pas cité au Dictionnairede Laing,est remplie d’initialismes, suivant l’u-sage anglais ; ainsi M—g—ve, signifiesans doute Murlgrave, — G—d, God ,etc. C’est une clef à rechercher.

S1AM AU VINGTIÈME SIÈCLE,par Ed. O'Farell. — Paris , librairiedes Bibliophiles (Jouaust), 1873,in-18 de 91 p.

Cet écrit satirique rentre plutôtdans la catégorie des productions al-lusives que dans celle des livres à

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clef proprement dit. C’est une pein-ture mordante de nos mœurs poli-tiques au lendemain de la Communeet une spirituelle critique de l’état oùdoit parvenir une société sans Dieu ,sans famille, sans lois, affolée d’égalitéjusqu’à l’absurde et par dessus toutavide de jouissances matérielles. Quel-que exagérées que soient les amu-santes fantaisies de l’auteur, elles nesont pas toutes impossibles ; certainesmême semblent commencer à se réa-liser. Dans ce livret, bien entendu,Siam signifie la France , — les Bang-Kokins sont les Parisiens , — l’illustreorateur Phra^œur ressemble assez àM. Gambetta, à moins que ses élucu-brations poétiques ne visent VictorHugo , — la dynastie des Phra-Para-mendr-Mongkut désigne manifeste-mentles Bonaparte et parmi les grandsTravailleurs de la Pensée , on ne peutméconnaître Voltaire , sous les traitsde Phra-Gélaste, — J.-J. Rousseau,sous ceux de Phra-Dakruste, — Mira-beau, dans le plus grand orateur Sia-mois, etc., etc.

SOLANGE DE SAINT-LUC.

Voir : La Petite Duchesse.

STRATONICE ET SON PEINTRE,ou les deux portraits, conte quin’en est pas un ; suivi de Pbrynédevant VAréopage, de Pradon à laComédie, etc. — Paris , 1800, in-8.

Ce conte satirique est de Jean-Ni-colas-Marie Deguerle. — Stratonice ,Phryné , c’est Mile Lange, dont lePeintre, Girodet , avait exposé un por-trait épigrammatique au Salon del’an VIL La mésaventure de la célèbremerveilleuse fit beaucoup rire alors.

SYBILLE (LA), par M. Léon Lau-rent-Picbat. — Paris , Librairie nou-velle, 1859, in-12, 3 fr.