Maîtresses des Poètes
XVI e ET XVII e SIÈCLES
ANGOT, ROBERT . — Le Pré-lude poétique de Robert Angot ,sieur de l’Esperonnière, dédié à Mon-seigneur le prince de Condé. Paris ,Georges Lombard (ou Gilles Robi-net), 1603, in-12, avec le portraitde l'auteur alors âgé de 26 ans.
Les Novveaux Satires et Exer-sices gaillards de ce temps. Diviséen neuf satires. Auxquels est ad-jousté l’Vranie ou la Muse céleste,par R. Angot , sieur de l’Eperoniere.
A Rouen , Michel l’Allemant, 1637,in-8.
Dans les notes qu’il a jointes à sonexcellente édition de ce dernier ou-vrage (Paris , Lemerre, 1877, in-18),M. Prosper Blanchemain fait remar-quer que, sous le nom à’Erice, Robert jAngot célébra, dans son « Prélude jPoétique, » une demoiselle Erice de jDonfossard,qu’il aima passionnément, j
Ce roman amoureux eut un triste dé-nouement : La belle, vertueuse et sa-vante Erice mourut très jeune. Mal-gré sa douleur, Angot ne lui restapoint fidèle, car on rencontre dans la« Muse amoureuse, » qui fait partiede son dernier recueil de poésies, lesnoms de Clorinde, à'Erice (soit lamême, soit une autre) et de Nérée .Notons que cette dernière semble l’a-voir payé de retour.
ARNOUL, RENÉ. — L’Enfancede René Arnoul. A Poictiers, 1587,in-4, très rare.
Le titre de ce recueil poétique estfort justement trouvé; l’auteur avaitdix-huit ans au plus quand il publiace livre, son unique ouvrage. La pre-mière partie se compose de sonnetssur les « Amours » du poète qui y cé-lèbre Catherine de la Place. — Sui-vant M. Louis de Veryières, ces pe-tites pièces ne sont pas sans quelquevaleur littéraire.