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Tome second.
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1129-1130
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MAITRESSES DES POÈTES

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AUTELZ (GUILLAUME DES). - !Amoureux repos de Guillaume des jAutelz, gentilhomme charrolois. iLyon , Jean Temporal, 1553, in-8. |

Dans ses vers, cet auteur célèbre, jsous le nom de Sainte, une personne jqui n’était assurément pas sa femme, jJeanne de la Bruyère. On sait seule- jment que cette Sainte avait pour pré- jnom véritable Denise. C’était une damedu Dauphiné, que des Autelz connutet aima dans un de ses voyages.

BAI F (JEAN-ANTOINE DE). —

Œuvres en rimes de Jan-Antoine

DE BaÏF, SECRÉTAIRE DE LA CHAMBRE

du Roi. Paris , Lucas Breyer, 1373,

2 vol. in-8.

Ce poète, encore célèbre aujourd’hui iet dont on a récemment réimprimé jles « Mimes, » n’a pas composé moins jde sept livres d’« Amours » en son- jnets. Entre autres beautés qu’il célè- jbre, il faut citer une Meline, dont le jvrai nom est inconnu, et une dame iqu’il appelle Francine. Le regretté jM. Prosper Blanchemain a fort ingé- jnieusement démontré, en s’appuyant jsur une « Estrenne » de La Péruse, jadressée à une demoiselle F. de G., jque la Francine de Baïf était la sœur !de l 'Admirée de Tahureau (Voir cet iarticle), et qu’elle se nommait en réa- jlité Francine de Genne.

BARTHELEMY, LUDOVIC (ouJean-Louis, suivant Brunet), né àValréas, dans le comtat Venaissin ,en 1626, mourut, croit-on, en 1672.Ce poète, dit M. Louis de Veyrières. icommit, dans sa jeunesse, de nom- jbreux sonnets et autres pièces en |l’honneur d'une Madeleine , fille d’un jbourgeois de Valréas ; il l’aimait et !

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allait demander sa main, quand elletrépassa en lui léguant un scapu-laire. Barthélemy crut voir un pré-sage de sa propre destinée dans cesimple et chaste don ; il embrassala vie religieuse et prit l’habit decarme avec le nom de Pierre deSaint-Louis . C’est sous ce nom quele bon poète composa des ouvragesd’un genre .bien différent : « LaMuse Bouquetière de Nostre-Damede Lorette » (1672), « La Magde-leine » (1668) et « L’Eliade »,poème en l’honneur d’Elie, publiéseulement dans ce siècle (1827). —La médiocrité de ces poésies a faitregretter les sonnets, bien faiblescependant, de sa jeunesse.

BAUTER, CHARLES. — La Ro-domontade, mort de Roger, Tra-gédies et Amours de Catherine ;A M. le Lieutenant-civil. Par deMeliglosse, « clarus Vates Ope-ris. » Paris , 1603, in-8.

Charles Bauter, dit de Meliglosse,était Parisien ; on n’a pas d’autresdétails sur sa vie; mais ce qu’on saitbien, c’est que le surnom qu’il s’étaitdonn é{Meliglosse — langue d’abeille),était fort immérité, car rien n’est plusdur que son style, ni plus médiocreque ses vers. Dans ses Amours deCatherine, il sembleavoir voulu chan-ter les charmes d’une beauté dont iltomba amoureux dès l’âge de quinzeans; vers sa vingtième année, il aimaet voulut épouser une autre demoisellequ’un autre obtint; enfin, dans unvoyage à Bayeux , il connut et aimaCatherine Scelles (est-ce la même quecelle des Amours?) et soupira long-temps et vainement pour cette belle,qui mourut prématurément. Il se con-