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sola en lui élevant un « Tombeau »de sonnets, stances, odes, élégies, etc.,moins divertissant encore que sesAmours.
BEAUJEU (CHRISTOPHE DE).— Les Amours de Christofle deBeau-Jeu, baron dudit Beau-Jeu etseigneur de Jeaulges ; ensemble le
PREMIER LIVRE DE LA SUISSE , COM-POSÉ PAR LE MESME AUTHEUR. Paris ,
Didine Millot, 1589, in-4.
Ces vers, qui ne sont remarquablesque par une déplorable fécondité, secomposent d’élégies, d’odes, de qua-trains, de sonnets, de stances, com-plaintes, etc. L’auteur, exilé en Suisse après s’être distingué dans ies guerresde Henri 111 , se consola de sa disgrâcedans le commerce des muses et desdames. Malheureusement pour les cu-rieux d’aujourd’hui, il a pris soind’anagrammatiser tous les noms desdames, au nombre de cinq, auxquelless’adressaient ses vers; il s’excusemême de quelques rimes inexactesoccasionnées par cet excès de précau-tion. Quel sera l’indiscret chercheurassez patient pour découvrir le secretde ces anagrammes !
BEAU VE AU (Louis de). — LePas d’armes de la Bergère main-tenu au tournoi de Tarascon ; pu-blié d’après le manuscrit de la bi-bliothèque du roi, avec un précishistorique de la chevalerie et destournois, etc., etc. Paris , G.-ACrapelet, 1828, gr. in-8, avec fac-simile et vignette en couleur.
La Bergère dont il s’agit ici estJeanne de Laval , en l’honneur de la-quelle le roi René donna un tournoià Tarascon , en 144g. L’auteur de cerécit, tout en strophes de douze vers
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de dix syllabes, est Louis de Beauveau,l’un des tenants du tournoi.
BELLAY (JOACHIM DU). — LesŒuvres françoises de Joachim duBellay , gentilhomme angevin et
POÈTE EXCELLENT DE CE TEMPS, REVUESET DE NOUVEAU AUGMENTÉES DE PLU-SIEURS POÉSIES NON ENCORES AUPARA-VANT imprimées. Au Roy très chres-tien Charles IX. — Paris , FédéricMorel, 1569, 2 vol. in-8.
Telle est la plus estimée des éditionsde ces poésies; elle a été donnée parGuillaume Aubert de Poitiers , avocatau Parlement de Paris . De nos jours,il a été fait d’excellentes réimpres-sions, partielles ou totales-, de ce poètecélèbre.— On trouve dans cet ouvrage11 5 sonnets que’du Bellay composapour une belle qu’il nomme Olive,anagramme de Viole. C’était une An-gevine, sa maîtresse, à qui l’on peutdire qu’il a donné une espèce d’im-mortalité, si l’on en juge par l’enthou-siasme que les 11 5 sonnets de l ’Oliveexcitèrent chez ses contemporains. Cetaccueil si favorable nous semble au-jourd’hui quelque peu excessif.
BÉRENGER DE LA TOUR. -L’Amie des Amies, imitation d’A-rioste, divisée en quatre livres,par B. de La Tour d’Albenas, avecd’autres poésies du même. A Lyon ,de l’imprimerie de Robert Grand-jon, 1558, in-8.
Comme tous ses contemporains, cepoète a beaucoup chanté l’amour ; ilest l’auteur de la « Choréide, oulouange du Bal, » et de diverses piè-ces burlesques, la « Naséïde, » la« Maschéïde, » qui sont peut-être lespremiers spécimens de cette littératureque nous possédions. On trouve dans