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amoureux, il voulut se retirer dans iun antre dont il fait une peinture fort jpeu attrayante. »
BOETIE (ETIENNE DE LA). — |
Vers François de feu Estienne de la j
BoeTIE CONSEILLER DU ROY EN SA COUR j
de Parlement a Bordeaux. Paris , jFédéric Morel. 1572, in-8.
La Boëtie n’était pas poète dans jl’acception élevée du mot ; c’était un jhomme éclairé et d’un esprit distin- jgué, qui doit surtout sa réputation à jl’amitié de Montaigne . On remarque I2g sonnets dans ses vers, où il a sur- jtout célébré la femme qu’il épousa par jla suite; elle se nommait Marguerite jde Carde.
BONNEFONS, JEAN. — Pan- Icharis Jo. Bonefonii Arverni. Pari- Isus. Abel Langelier, 1587, in-12. jCharmante réimpression, avec les j« Imitations françoises » de Gilles jDurant. Paris , Liseux, 1878, in-18. |(Avec préface de M. P. Blanche- jmain.)
Ce délicieux recueil de pièces latines, |qui n’ont été égalées que par les « Ba- isia m de Jean Second , est consacré, ipour la plus grande partie, à la |louange de la femme aimée par Bon-nefons. Toutes les recherches faitespar M. P. Blanchemain n’ont pu nousfaire connaître le nom de l’héroïne àlaquelle son amant avait donné unsurnom si gracieux et si poétique.Malgré les savantes conjectures deM. Alexis Socard, bibliophile troyen,qui soupçonne, avec une grande appa- jrence de raison,que Bonnefonsépousa jsa Pancharis, le vrai nom de cette jbelle demeure une énigme dont le inom est à jamais perdu, les anciens jregistres paroissiaux de Bar-sur-Seine, j°u Jean Bonnefons exerçait la charge j
de lieutenant-général, étant disparus(Voir plus loin Gilles Durand).
BOTON, PIERRE. — La Camillede Pierre Boton, masconnois, en-semble LES RÊVERIES ET DISCOURSd’un amant désespéré. Paris , JeanRuelle, 1573, in-8.
Obscurs, emphatiques et ridicules,tels sont en général, les vers dePierre Boton. Cet amant désespéréétait fort jeune quand il les composa.La hauteur orgueilleuse de sa proseégale la médiocrité de sa poésie.Peut-être n’était-il- pas moins irrité desrailleries de ses censeurs que des ri-gueurs de sa Camille , car cette belleinconnue, à laquelle il témoigne uneardente passion, ne semble pas, d’aprèsl’ouvrage même, lui avoir été trop fa-vorable. Il avait commencé à l’aimerdès l’âge de 14 ou 1 5 ans.
BOYSSIÈRES (JEAN DE). — Lespremières Œuvres (ou Armes )amoureuses de Jean de Boyssières ,Montferandin. Paris , Claude deMontreuil, 1578, pet. in-12 avecun portrait du duc d’Anjou, gravésur bois. Très rare.
Ce livre se compose de 118 sonnets,i3 doubles sonnets, c’est-à-dire conte-nant quatre quatrains de suite, suivisde six tercets : forme bizarre inventéeprobablement par Boyssières, qui n’apas eu d’imitateurs ; on y trouve en-core des odes, des baisers, des adieux,etc., tout cela, dit Viollet-le-Duc , niais,sale et vide,sans un seul vers à citer. »Plus indulgent, M. P. Lacroix a con-sacré une petite notice à ces poésiesdans le « Bulletin du’ Bibliophile »(185g, p. iiti). 11 y parle notammentd’une Sylvie, que Boyssières adorait,qu’il a constamment chantée et quiparaît lui avoir été toujours cruelle.