I j ^ y MAITRESSES
BRACH (PIERRE DE). - LesŒuvres de Pierre de Brach , Bour-delois. Divisées en trois livres. —A Bourdeaux, par Simon Millanges,1576, in-4. Portrait de l’auteur parThomas de Leu .
Ces poésies, jadis recherchées, ontété admirablement réimprimées denos jours (Paris . A. Aubry, 1861, 2vol.petit in-4), par les soins de l’éruditM. Reinhold Dezeimeris , qui y a jointde nombreuses et très intéressantesannotations. Les deux premiers livres,intitulés les Amours d ’Ayméè, secomposent de nombreux sonnets, stan-ces, chansons, odes, élégies, etc, d’unedame dont il vante la vertu et loueles attraits, en exaltant son amourpour elle. « Toutes ces pièces, commeil le dit lui-même, ne sont que lamême note d’une chanson trop sou-vent rechantée. » Il épousa l’objet deson amour; mais il eut le malheur deperdre son Aymée et continua à lacélébrer dans des vers qui ne devaientparaître qu’après sa mort. Ce sont cespoésies que M. Dezeimeris a ajoutéesà son excellente édition ; elles formentle troisième livre : les Regrets et lar-mes funèbres sur la mort d’Aymée, »et le quatrième, « Tombeau et regretsfunèbres sur la mort d’Aymée. »
BRETIN, PHILIBERT. — Poésies
AMOUREUSES RÉDUITES EN FORME D’UN
Discours de la nature d’amour,,par Filber Bretin, Bourgongnon,Aussonois. Plus les Meslanges dumesme Auteur. Bàpêivoç. — ALyon , par Benoît Rigaud, 1576in-8.
Médecin à Dijon , Bretin composedivers ouvrages relatifs à son art, enmême temps qu’il écrivaitses poésies.
II y traite de la « nature d’amour »,au moins autant en médecin qu’en
DES POÈTES II38
poète, et il y célèbre en maints en-droits les beautés et les charmes desa Dame, autrement dit de sa maî-tresse. Il ne lui a pas donné de sur-nom, comme tous les poètes de sontemps ; il s’est borné à faire connaître,dans un acrostiche en forme de pyra-mide renversée, que cette dame, àlaquelle il donne parfois de singuliersconseils, se nommait Marguerite Cha-pelain. On n’a pas d’autres renseigne-ments sur cette personne.
BUGNYON, PHILIBERT. — Ero-
TASMES DE PHIDIE ET GELASINE. PLUS
le Chant panégyricque de l’Isle
PoNTINE, AVEC LA GAYETÉ DE MAY
(par Philibert Bugnyon , docteurès-droits, Conseiller du Roy etson Avocat en l’Election de Lyon et pays masconnois.) — A Lyon ,Jean Temporal , 1557, in-8.
Ce grave jurisconsulte, auteur deplusieurs autres œuvres poétiques, n’apresque fait que chanter l’amour. Ilcélébra en d’innombrables vers saGélasine, « qui vaut autant en fran-çais que Riante », et ne fit de versque pour elle. C’était une demoisellede Mâcon , sœur, dit l’abbé Goujet,des demoiselles de Chanein et deFeurs. Sous le nom de Phidie, ilexprime en cent manières sa passionpour celle qu’il recherchait et qu’ilne put obtenir; car, obligé de quitterMâcon pour s’établir au Présidial deLyon , il lui fit les plus tendres adieux,non sans espoir de retour, et c’est decette dernière ville qu’il lui adressases « Erotasmes. »
BUTTET, CLAUDE DE... — LesŒuvres poétiques de Marc Claudede Buttet, Savoisien. — Paris ,Hierosme de Marnef, 1588, in-8.
« Ce gentilhomme savoyard fit sesétudes à Paris et fut attaché à la maison