Band 
Tome second.
Seite
1139-1140
JPEG-Download
 

MAITRESSES DES POÈTES

II39

de Marguerite de France , lorsqu’elleépousa Emmanuel Philibert , duc deSavoie. Presque toutes ses poésiessont des vers de circonstance, inspirésPar les événements. On y remarquetoutefois « Les Amours d’Amalthée »,en 128 sonnets, dans lesquels l’auteurpétrarquise son désespoir amoureuxen vers rocailleux et souvent inintel-ligibles, tant ils sont remplis de motsgrecs et latins francisés à sa manière,d’une façon’barbare. On ignorera cer-tainement toujours le nom véritablede sa cruelle Amalthée. »

CAILLAVET, NICOLAS DE... —Poésies de Caillavet, Condommois;divisées en deux livres et dédiéesa sa Melinde, seconde édition. —A Paris , Pierre Targa, 1634, in-4.

Nicolas de Caillavet, ou Cailhavet,sieur de Monplaisir, suivit d’abord lacarrière des armes; las de la profes-sion militaire, il se fit recevoir avocatau Parlement de Bordeaux, et, danscette position plus tranquille, il putpaisiblement chanter son amour pourMélinde, sa maîtresse, la seule femmequ’il ait célébrée dans ses deux livres.Il l’avait connue dans le Limousin etlui était demeuré fort attaché. Suivantl’abbé Goujet, cette belle inconnue,satisfaite sans doute des éloges pas-sionnés de son amant, n’aurait pas étéétrangère à la publication de sesPoésies.

CALLIER, RAOUL. — Les Infi-dèles fidèles, Fable boscagère, del’invention du pasteur Callianthe.— Paris , Thomas de la Ruelle,•613. — Poésies diverses, dontQuelques-unes en vers mesurés, parle sieur Raoul Callier. (Se trouvea la suite des Œuvres de NicolasRapin ).

U40

Ce poète assez médiocre fut parentet peut-être beau-frère de NicolasRapin . Ses vers sont disséminés dansla plupart des Recueils du temps.C’est lui-même qu’il désigne sous lenom du Pasteur Caiianthe (belle fleur);quant à sa bergère, à laquelle il pro-digue les stances et qu’il appellePhilis, son vrai nom n’est point venujusqu’à nous.

CAUVIGNY, FRANÇOIS DE...,

SIEUR DE COULOMBY, OU COLLOMBY,

près de Caen , vient de 1588 à 1648.Il était disciple et parent de Mal-herbe et fut, qui s’en douterait?membre de l’Académie . Outre unetraduction de Justin, on a de lui di-verses poésies, insérées dans les re-cueils du temps. Il chanta une belle,qu’il nomme Calixte, et dont il n’eutguère à se louer, à en juger par sesplaintes contre « ceste Ame infidel-le. »

CHANTELOUVE, FRANÇOISGROSSOMBRE DE.,., de Bordeaux ,chevalier de Malte, avait publiédeux pièces de théâtre, quand parutà Paris , en 1576, son recueil devers,dont les sonnets célèbrent Angélique.La dame de ses pensées, dit M. Louisde Veyrières, ne l’inspira point d’unefaçon poétique.

CHILLAC, DE... — Les Œuvres

POÉTIQUES DE TlMOTHÉE DE CHILLAC.

— Lyon , Thibaud Ancelin, 1599,pet. in-12, avec portrait de l’auteurcouronné de laurier.

Timothée de Chillac né, croit-on,en Languedoc, dans la ville du Puy,