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Tome second.
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1143-1144
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1143 MAITRESSES

Dans le cours de ses petits poèmes,Cornu désigne souvent des person-nages réels par des pseudonymes :ainsi Le Tuscan, c’est Pétrarque ; Ter-pandre, c’est Ronsard , Lermot, Gabrielde Lers, ou de Lerm, grand ami dePierre de Cornu, qui se met lui-mêmee n scène sous le nom de Perrot.

COURTIN DE CISSÉ, JACQUESDE. .. — Les Euvres poétiques deJacques de Courtin de Cissé, gen-tilhomme Percheron. —■ A Paris ,pour Gilles Beys, 1581, pet. in-12.

Ce poète, connu encore par sa tra-duction des Hymnes de Synésius,n’avait que 21 ans quand il publia ses ;poésies. Ses livres amoureux d’odes et ide sonnets firent beaucoup de bruit ;alors; mais on ne peut guère s’expli- |quer cet engouement aujourd’hui. Il a :ehanté une Rosine, en 149 sonnets tous jfort médiocres ; on ignore le nom de jeette belle que son amant ne célébra :guère davantage, car il mourut, à j2 4 ans, en 1584, dans toute l’illusion jde sa renommée.

DAIX, FRANÇOIS. — Les pre- jMières Œuvres du sieur Daix Mar- jseillois. Dédiez a très illustre et jtrès vertueux seigneur, monsei- jgneur G. Duvair, conseilller du ;Roi en son conseil privé et d’Etat, IE T premier Président en la Cour j°e Parlement de Provence. — A ’Lyon , par Thibaut Ancelin, 1605, jin-12.

Dans la première partie de son livre, j* Polydore, ou le Printemps des :Amours du sieur Daix », l’auteur jc ®lèbre longuement, en de nombreux ;s onnets, stances, etc., les charmes de j

maîtresse. Cette belle fille était de ;Marseille , patrie du poète qui trouvait ,

DES POÈTES II 44

un double plaisir à chanter à la foissa ville natale et son amie. Malheu-reusement, Polydore fut inconstante;après une assez longue absence, elleoublia son poète et donna sa foi à unautre. Daix, d’abord désespéré, finitpar se consoler ainsi qu’on en peutjuger par diverses pièces de la troi-sième partie de son volume : « Syn-thèse, ou Meslange poétique dediverses Amours. »

DEBASTE, NICOLAS. — LesPassions d’Amour de Nicolas De-baste. Plus ; les Meslanges de Car-mes latins et François. — A Rouen ,1589, petit in-12.

Voici certainement l’un des plusvaniteux et plus outrecuidants poètesde son temps. Parmi les belles qu’ila chantées en maints sonnets, il enest une au moins qui ne dut pas êtretrès flattée de ses présomptueux hom-mages. C’est cette Jeanne, à laquelleil adressait un sonnet, cité en partiepar M. Louis de Veyrières, et danslequel on trouve ces gentillesses :

.Je pense estre aussi beau

Comme vous, vous pensez estre une belle fille...

Aucun je ne cognois d'une âme plus gentille

Et mieux fait que je suis, au compas et niveau.

DEIMIER , PIERRE DE... — Lespremières Œuvres du sieur Dei-mier. — Lyon , 1600, in-12.

Ce poète, connu par sa « Néréide,ou Victoire navale; Ensemble lesDestins héroïques de Cléophile et deNéréclide»(Paris-i6o5, in 12), a célébréquelques belles dames dans ses élégiesetsonnets, notamment une Parthénie,dont le vrai nom n’est point venujusqu’à nous.

DEPLANCHES, JEAN. — LesŒuvres poétiques de Jean Deplan-