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Tome second.
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1145-1146
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MAITRESSES DES POÈTES

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CHES, SIEUR DE CHASTELIER ET DE LA

Bastonnerie. — A Poictiers, JulianThoreau, 1512, in-12-; rare.

Ce poète, qu’il ne faut pas confon-dre avec Jean Desplanches, auteur dela Synathisie, était l’oncle de Bernierde La Brousse, dont il est questionplus haut, et qui prit soin de recueil-lir ses poésies. On trouve de tout dansce volume, qui se divise en trois par-ties. Dans la première, Bernier a réuniles poésies que son oncle avait com-posées quand il n’était pas encore« prieur de Comblé et soubz-chantrede Sainte-Radegonde de Poictiers. »Ce sont les amours de Marguerite, en54 sonnets, d’Isabelle, en 29, de Cathe-rine, en 3 sonnets, et de Francine, en4. Par malheur, Bernier a totalementoublié de nous dire les noms vérita-bles des beautés célébrées par son on-cle, qui produisit encore maintespoésies plus que gaillardes, et qui finitpar ne plus composer que des « Œu-vres chrestiennes et pieuses.»

DESPORTES, PHILIPPE. — LesŒuvres de Philippe Desportes . —— A Paris, Robert Estienne (le fils),1573, in-4.

Plusieurs réimpressions avec d’im-portantes augmentations. La meil-leure édition est sans conteste celledonnée par les soins de M. AlfredMichiels. — Paris , A. Delahays,1858, in-12, front, gravé.

Ce poète, homme d’église, le plusriche bénéficier de son temps, a chantémaintes belles, quelques-unes pourson propre compte et d’autres pour lecompte d’autrui. Ses passions s’atta-chèrent aux plus beaux noms et il yaurait beaucoup à dire pour en retra-cer toute l’histoire. Bornons-nous àfaire connaître que la Diane des « Pre-mières amours » n’était autre que la

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belle Diane de Cossé-Brissac, comtessede Mansfeld, qui, surprise avec unautre amant, le comte de Maure, futpoignardée par son mari. SuivantM. Alfred Michiels et d’après Du Ra-dier, il y aurait aussi dans les«Amoursdé Diane » maintes pièces en l’hon-neur de Renée de Rieux, dite la belleChâteauneuf, que Desportes chanta,par procuration, pour le duc d’Anjou,depuis Henri III , qui fut son amant.—Dans les « Amours d ’Hippolyte, »il faudrait reconnaître ou Hélène deSurgères, dernière maîtresse poétiquede Ronsard, ou Hippolyte Bouchard ,depuis vicomtesse d’Aubeterre . Quantà la Cléonice qui inspira les « derniè-res Amours » de Desportes , ce seraitHéliette ou Henriette de Vivonne dela Chastaigneraye. Desportes a célébréaussi Callirée, mais cette fois encorec’était au nom d’un autre amant, leroi Charles IX , qui voulait rentrer enfaveur près de sa maîtresse, la fameuseMarie Touchet. Desportes en chantaet surtout en aima bien d’autres, de-puis la reine Marguerite et M lle de Se-nectère, nièce de l’évêque du Puy,jusqu’à Louise de l’Hôpital-Vitry, da-me de Sirviers, dont il partagea lesbontés avec l’amiral de Villars; puisc’est aussi une dame Patu, une damed'Aigroutin et d’autres encore. Quelsingulier ecclésiastique que le richeabbé Desportes , s’il faut en croiretoutefois les commérages de l’indiscretTallemant .

DIGNE, NICOLAS LE... — LesFleurettes du premier Meslangede N. Le Digne, sieur de l’Epine-Fontenay. Rassemblées par Antoine

DE LA FOREST, ÉCUYER, SIEUR DU

Plessis. — Paris , Jérémie Février,1601, in-12.

Après avoir porté les armes dans sajeunesse et vécu assez longtemps dansle monde, Le Digne embrassa l’état