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Tome second.
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1155-1156
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1155 MAITRESSES

Robert Estienne , qui imprima lespremières poésies de l’auteur. Grévinen devint amoureux dès l’âge dequinze ans. Son « ©lympe » est unmélange de sonnets et de chansons,où tout respire la passion qui l’en-flammait. Il est à remarquer que,comme Claude de Pontoux , Grévin acomposé une Gélodacrie, mélange deris et de larmes, c’est-à-dire de poé-sies gaies et sérieuses.

GUY, DE TOURS. — Les pre-mières Œuvres poétiques et Sous-pirs Amoureux de Guy de Tours.Dédiez a monseigneur le grand Es-cuyer de France. — A Paris , pourNicolas de Louvain, 1598, in-12.

L’avocat Guy, surnommé de Tours ,du lieu de sa naissance, ne se contentapoint d’une belle : il en chanta plu-sieurs et souvent en termes indiscrets.La première qu’il aima et qu’il appelleson Ente, ne paraît pas l’avoir payéde retour ; il chanta ensuite Claude etNérée ; mais celle qu’il célébra entretoutes fut son Anne, sans doute Annede La Salle, à laquelle il consacra'quatre livres de ses « Amours ». Cettedame, qu’il semble avoir voulu épou-ser, ne lui fut sans doute pas favo-rable, car il se plaint de ses rigueurs,ou plutôt de son indifférence, dansdiverses élégies. Le cinquième livredes « Amours » de notre poète setermine par une pièce fort longueintitulée « Le Paradis d’Amour, AuxNymphes de Tours ». — C’est uneallégorie dans laquelle il met en scènemaintes belles demoiselles de Tours ,parmi lesquelles, comme on pensebien, Anne n’est point oubliée.

HABERT, ISAAC. — Les Œuvrespoétiques d’Isaac Habert , secré-taire du Roy, dédiées a monseigneur

DES POÈTES II56

de Laussac. — A Paris , par Abell’Angelier, 1582, in-4.

Des deux livres qui composent cerecueil, le premier est en grandepartie employé par Isaac Habert àcélébrer ses « Amours » pour Diane,c’est-à-dire pour sa maîtresse; il con-tient 52 sonnets, des chansons, desstances, des élégies, etc. L’abbé Goujetpense que l’auteur pourrait bienavoir ainsi chanté la femme qu’ilépousa par la suite.

Il ne faut pas confondre IsaacHabertavec François Habert, son grandpère, poète beaucoup plus fécond etmoins digne d’oubli, qui, dans « LaNouvelle Juno » (Lyon, Jean deTournes , in-8, vers 1546), a chanté leslouanges de Catherine de Médicis ,femme du Dauphin, qui devint roisous le nom de Henri II .

HABERT DE GÉRISY. — La Mé-tamorphose DES YEUX DE PHILIS ENAstres, par Germain Habert , abbéde Cerisy. — Paris , 1639, in-8,maintes fois réimprimé dans lesRecueils du temps.

Ce poème d’environ 700 vers, ditl’abbé Goujet, est l’ouvrage d’uneimagination également féconde etdélicate. L’abbé Loménie de Brienne ,le même qui offrait un louis d’or pourcette pièce sans pouvoir la trouver,dit que la Philis, qui en était l’objet,était M me Seguin, femme du premiermédecin de la reine-mère. « Elle senommait Le Vayer, était très belle,avait beaucoup d’esprit et jouait admi-rablement du luth. Sur la fin de savie, qui fut courte, elle se jeta dansla dévotion et fit de très grandespénitences. »

HESNAUD, JEAN D’. — Œuvresdiverses, contenant la Consola-16

II