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Tome second.
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MAITRESSES DES POÈTES

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II7I

Ce poète-soldat, le plus hardi et leplus passionné de tous les auteurs deson temps, a successivement chantédeux belles : Dans « Les Amours deThéophile », en 2o3 sonnets, 17 tris-tesses et i 5 chansons, il aurait célé-bré les charmes d’une jeune bénédic-tine,du Mans , qu’il connut novice etqui finit par prononcer ses vœux. Cespremières amours semblent avoir étéentièrement platoniques ; la belleThéophile, s’il faut en croire deuxsonnets acrostiches, n’était autre queRenée Le Poulchre, parente sansdoute du poète de ce nom dont il estquestion ci-après. Il aima ensuite,mais sans platonisme, une dame bour-guignonne, qui paraît ne lui avoirrien laissé à désirer, à en juger par lestermes passionnés qu’il emploie pourretracer « L’Amour passionné deNoémie ». Suivant un double sonnet-acrostiche, cette dame si tendre, àlaquelle il consacra 184 sonnets, 19chansons et 20 odes, serait peut-êtreEster de Rochefort, qui appartenait àla meilleure noblesse bourguignonne.Toutefois, cette conjecture ne doitêtre accueillie qu’avec réserve.

Ne quittons point Marc Papillon sans rappeler qu’il se met souvent enscène sous des noms déguisés, notam-ment dans « Les regrets de Philaser »,(Lasphrise). Enfin, dans « La nou-velle Inconnue », publiée en 157g, ilparaît avoir retracé son histoire amou-reuse sous le voile de l’allégorie. C’estvraisemblablement lui-même qu’ildésigne sous le nom d'Inxeau; ilserait curieux de connaître les vraisnoms des acteurs de ce récit, renfer-més dans d’inextricables anagrammeset de savoir notamment qui pourraientbien être ce Herosfleur et cette Car-diame, dont il raconte l’entrevueamoureuse dans une grotte du parcd’/t imans-Rut (Saint-Maur !)

PASSERAI, JEAN. — Recueil&es Œuvres poétiques de Jan Pas-

; SERAT, LECTEUR ET INTERPRETE DU| Roy, augmenté de plus de la moitié,

I OUTRE LES PRECEDANTES IMPRESSIONS.

Dédié a monsieur de Rosny . — AParis , chez Abel L’Angelier, MDCVI,in-12.

Excellente réimpression donnéepar M. P. Blanchemain, Paris , Le-merre, 1880, 2 vol. in-18.

Les vers de Passerat , dit le savantauteur de cette réimpression, n'avaientpas pour objet une Iris en l’air. Elleportait le prénom de Catherine, ainsiqu’on le voit en maintes pièces quilui sont adressées. Elle dut partir enItalie à la suite du duc de Nemours .Quand elle vint à mourir, le poètetroyen lui fit une épitaphe attendrie,où il révèle les trois premières lettresde son nom : a Sur le trespas de Made-moiselle Cat. Del. s Le Dictionnairehistorique de Jal indique une Cathe-rine d’Elbene, fille de Richard Dal-bene (sic), banquier florentin, alliéeaux de Mesmes; c’est sans doute danscette famille que Passerat dut con-naître cette Catherine, qu’il aima sitendrement et si chastement. ï

PELGEY, ou plutôt PELLEJAY,CLAUDE, né dans le Poitou, vivaitencore en 1613.

M. Louis de Veyrières fait connaîtrequ’il fut épris de la célèbre CatherineDesroches , qu’il appelait Charité. Ilcomposa pour elle deux livres destances et de sonnets qu’il lui envoyamanuscrits; elle réponditau poète enle nommant Sincero. Les vers dePellejay sont moins beaux qu’amou-reux; mais son « HymnedeClémence»,en l’honneur de Charles IX (ibji),lui attira de nombreux suffrages.

PÉRUSE,JAN DE LA... — LesŒuvres de Jan de la Péruse, avec