MAITRESSES DES POÈTES
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de Pierre de La Meschinière auraientété, comme il le dit, jusqu’à la cruautéet jusqu’à le bannir de sa présence,cette belle inconnue est vraimentexcusable, si elle était forcée d’enten-dre les vers de cet ennuyeux poète. »
MONIN, DU... — Le Phœnix deJan Édouard Du Monin. p. p. —Paris , Guillaume Bichon, 1585,in-12, très rare.
Ce bizarre auteur de nombreuxouvrages, qui périt assassiné, à l’âgede 29 ans, était né à Gy, en Bour-gogne . Très instruit et déjà célèbre à16 ans, il composa sous le nom du« Phœnix » un horrible poème de3,5oo vers, rempli de rêveries méta-physiques et aussi ennuyeux qu’inin-telligible. On trouve à la suitediverses pièces et notamment « l’Ana-tomie des beautés d’une damoiselled’Orléans , dont l’anagramme porteque son œil m’a dardé ses chennes. »Cette personne dont on pourrait re-trouver le nom en décomposantl’anagramme est sans doute la mêmeque celle qu’il a chantée ailleurs sousle nom de Rondelette. Il est à noterque dans cette pièce l’amphigouriqueDu Monin a fait preuve de peu dediscrétion, car il y a longuementdécrit toutes les beautés de sa maî-tresse, sans en excepter aucune. »
MONTGAILLARD. — Les Œu-vres DU FEU SIEUR DE MONTGAILLARD.— A Paris , Mathieu Guillemot,1606, in-12.
Pierre de Faucheran-Montg&illardoriginaire de Nions, dans le Valenti-nois, paraît avoir consacré au servicemilitaire les premières années de sajeunesse. Disgracié, on ne sait pourquelle cause, il se retira de la Couret se mit à composer des poésies en
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j général fort « gaillardes », mais qu’ilj se garda bien de publier de son vi-j vant. Il était mort récemment quandj parut le recueil ci-dessus décrit. Mont-j gaillard a soupiré pour plusieursI belles : avec lui, on n’a que l’embarrasj du choix, et l’on voit figurer dans sesj vers une Flamide, une Claire, uneJ Isabelle, une Belize , qu’il a célébréesj tour à tour en se cachant, lui-même| sous les noms de Dori^is ou de Fran-j çon. On sait fort peu de chose sur laj vie de Montgaillard et les vrais noms! de ses amies sont totalement ignorés.
; NERVÈZE , BERNARD DE... —j Les Essais poétiques du sieur de| Nervèze. — Paris , Ant. du Breuil,
| 1605, in- 12 -
S’il faut en croire l’auteur lui-mêmela publication de ses poésies est lerésultat d’un vol commis par desamis, parmi des papiers qu’il ne vou-lait plus voir « comme conceus d’unetrop grande promptitude d’esprit. »On y trouve 135 sonnets, 38 stances,des chansons, héroïdes, etc., composésen grande partie en l’honneur d’uneLivie, dont on ignorera probablementj toujours le vrai nom. La bonne damej n’y perdra pas grand’chose, car toutj cela est du dernier médiocre et lesamis de Nervèze lui ont rendu unbien mauvais service.
PAPILLON, MARC, SIEUR DELASPHRISE . — Les premièresŒuvres poétiques du capitaine) Lasphrise, reveues et augmentéesI par l’auteur. — Paris , Jean Gisse-I lin, 1599, in-12.
j Réimprimé en très grande partie| sous le titre des « Gaillardes, » poé-| sies du capitaine Lasphrise. Turin ,| J. Gay, 1870, in-18 (100 exem-| plaires), portrait.