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poètes prenaient alors ce mot dans lesens même du grec (E’« 5 oç, forme,figure). Il dédia donc à son Idéed’abord deux cents sonnets, puis unefoule d’odes, de fantaisies, de mignar-dises, etc., qui composent ce volume.On doit encore à Claude de PontouxLa Gélodacrie, ou recueil de ris et delarmes sur ses amours, qui ne futpublié qu’après sa mort, en 1679,conformément à ses dernières volon-tés.
PONTUS DE TYARD . — LesŒuvres poétiques de Pontus deTyard , seigneur de Bissy, asçavoirtrois livres des Erreurs amou-reuses, un livre de Vers lyriques,plus un recueil des nouvelles Œu-vres poétiques. — A Paris , Galiotdu Pré, 1573, in-4.
Pontus de Tyard , dont les oeuvresont été si magnifiquement réimpri-mées de nos jours, avec celles desautres auteurs de la célèbre Pléiade ,dont Ronsard fut le chef, vécut prèsde 84 ans et fut, comme on sait,évêque de Chalon-sur-Saône . Il aban-donna la poésie d’assez bonne heure,mais, tant qu’il la pratiqua, commetous ses confrères, il chanta sesamours en d’innombrables sonnets.II ne réunit ses œuvres complètes quelongtemps après avoir publié, sans lessigner, ses « Erreurs amoureuses » et• 1 dédia cette édition définitive à « unedocte et vertueuse demoiselle », quin’était pas, à coup sûr, la Pasithée,qu’il avait si galamment célébrée présde trente années auparavant.
POULCHRE, LE... — Les sept
UVRES DES HONNESTES LOISIRS DE
monsieur de La Motte-Messémé,chevalier de l’ordre du Roy etcapitaine de cinquante hommes
1176
d’armes des ordonnances de Sa Ma-jesté, INTITULEZ CHACUN DU NOM
d’un des planettes, qui est un dis-cours en FORME DE CHRONOVIOLOGIE,OU. SERA VÉRITABLEMENT DISCOURUDES PLUS NOTABLES OCCURANCES DENOZ GUERRES CIVILES ET DES DIVERSACCIDENS DE l’AUTHEUR. DÉDIÉ AU
Roy. — Plus un Meslangede divers
POÈMES, d’elÉGIES, STANCES ET SON-NETS. — Paris , Marc Orry, 1587,in-12.
François Le Poulchre , seigneur deLa Motte-Messémé, rentre ; dans lacatégorie des poètes-soldats. Le longtitre de son volume fait assez connaî-tre ce qu’il contient : Les « honnestesloisirs » constituent une sorte d’auto-biographie en vers qui ne sont pasdes plus mauvais; pour le reste,bornons-nous à dire qu’on y trouve,sous le titre des «Amours d 'Adrastie nles louanges d’une belle inconnuequ’aimait ce poète-capitaine.
RAYSS 1 GUIER, NICOLAS DE...— Œuvres poétiques du sieur deRayssiguier. — A Paris , 1631, in-8.
N. de Rayssiguier, ou Raisséguier,plus connu comme auteur dramatiqueque comme poète galant, fut trèsmalheureux en amour, où son incli-nation ne le portait que trop. « Tan-tôt, dit l’abbé Goujet, qui ne nous apas fait connaître les vrais noms deses maîtresses, tantôt ses poésiess’adressent à une personne dontil déguise le nom sous celui deCaliste. Dans d’autres, il chante labeauté d’une trop 'cruelle Silvie :mais celle qu’il paraît avoir le plusaimée, est une certaine Olinde, filled’esprit, mais fine et rusée coquette,qui lui signifia son congé pour épou-ser un homme riche. »
MAITRESSES DES POÈTES
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