MAITRESSES DES POÈTES
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RENAUD, NICOLAS. — Les ;chastes Amours , ensemble les jChansons d’amour de N. Renaud, jgentilhomme provençal. — A Paris , jchez Thomas Brumen, 1565, in-4. j
En 66 sonnets et beaucoup de chan-sons, ce poète célébra une Lucrèce ,qu’on sait aujourd’hui n’être autreque la femme qu’il épousa. Elle senommait Anne de Valdevoir; elleavait à peine vingt et un ans quandelle mourut; son mari exprima vive-ment la douleur que lui causa saperte.
RONSARD , PIERRE DE... — |Les Œuvres de Pierre de Ronsard , jgentilhomme vendomois, rédigées ien six tomes. — A Paris , chez Ga- jbriel Buon, 1567, in-4.
Telle est l’une des premières édi- jtions complètes desœuvresde l’illus- jtre chef de la Pléiade. La meilleure :de toutes est incontestablement celle jdonnée par M. Prosper Blanchemain , jdans la « Bibliothèque elzévirienne » j(Paris , P. Jannet, 1857-1867, 8 vol. jin-18, plus un volume sur Ronsard jet sur sa famille). j
Dans ses « Amours, » Ronsard a jchanté plusieurs femmes qu’il aima, j« D’après une lettre de d’Aubigné, La jCassandre serait une demoiselle Du jPré, dont le poète aima plus tard la jnièce, M 1Ie de Talci, qu’il célébra sous ile nom de Diane. Marie, qu'il chanta jensuite, était, suivant Charles Nodier , jMarie de Marquetz, ou Desmarquets, jreligieuse de Poissy , qui composa elle- jmême des poésies. Toutefois, M. Pros- jper Blanchemain ne partage pas l’opi- jnion de Nodier ; il pense que cette iMarie s’appelait plutôt Du Pin, ou !Des Pins, et qu’elle était peut-être jbien parente de Lazare de Baïf , sei- !gneur Des Pins, en Anjou . Quant à j
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Hélène, on sait positivement que c’é-tait Hélène de Surgères, bonne et spi-rituelle personne, mais si peu belleque Du Perron lui conseillait de met-tre son portrait en tête des sonnetsde son adorateur, afin que personnene pût soupçonner sa vertu. » On voitque les poètes n’ont pas chanté quedes Vénus. Ajoutons que Ronsard seplaisait à modifier souvent, ou plutôtà travestir les noms des personnagesréels qu’il mettait en scène; aussi,l’abbé Gouget fait-il remarquer assezjustement que presque tout le pasto-ral des Eglogues de notre auteur con-siste à avoir appelé Henri II Henriot,Charles IX Carlin, Catherine de Mé-dicis Catin, et ainsi de divers autres.
ROQUE, DE LA... — Les Œu-vres du sieur de La Roque, deClairmont en Beauvoisis, reveues
ET AUGMENTÉES DE PLUSIEURS POÉSIESOUTRE LES PRÉCÉDENTES IMPRESSIONS,
a la Royne Marguerite. — Paris ,veuve Claude de Monstr’œil, 1619,in-12.
La Roque fut encore un de cespoètes-soldats, plus communs au sei-zième siècle que de nos jours. Sespoésies n’offrent pas beaucoup d’in-térêt. On y trouve trois livres de ceséternelles amours en sonnets, élégies,stances, etc. Il paraît s’y être mis lui-même en scène sous le nom de Clori-dan. Le premier a pour objet de célé-brer Phyllis, en 66 sonnets; le se-cond, Charitée, en 95; le troisième,Marsi^e, en i 83 sonnets! Il faut biendu courage pour parcourir ces plain-tes amoureuses, toujours les mêmes etsur le même ton.La Roquese distinguecependant de ses confrères en Amourspar une certaine facilité et surtoutpar un sentiment de passion vrais,bien que passagère, puisqu’il n’a pas