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MAITRESSES DES POÈTES
la Régie des Domaines, afin de le fixeren France . Epris uniquement de sonIris, qui refusa tous les partis pourlui rester fidèle, il négligea beaucouppour l’amour d’elle M me de la Sablière,qui cependant était charmante. Sonattachement pour Marie Vanghangelétait si profond qu’il est à peu prèscertain que la mort prématurée decette belle personne lui causa une in-consolable douleur qui le conduisitau tombeau. M. P. Blanchemain nousapprend encore que la Belise, dont ilest aussi souvent question dans lesmadrigaux, n’était autre qu’une dameLe Taneur, femme d’un homme aussisot que laid et avec lequel, suivant lemalicieux Tallemant des Réaux , LaSablière n’admettait point de partage.Nous ne savons qui furent les Dorise,les Philis, les Cloris, les Cephise, etc.que célébra encore La Sablière. Tousces aimables objets eurent sansdoute des bontés pour le poète, maisaucun ne tint autant de place dansson cœur que sa trop chère Iris.
SAINCT-GELAYS, MELIN DE...— Œuvres poétiques de Melun deSainct-Gelais. — Lyon , Antoinede Harsy, 1574, in-8, nombreuseséditions et réimpressions : la plusbelle et la meilleure est celle don-née, en 1873, dans la BibliothèqueElzévirienne, par M. Prosper Blan-chemain .
« J’ai remarqué, dit le savant édi-teur dans sa notice préliminaire, j’airemarqué, sans vouloir faire de récri-minations indiscrètes, que M " 8 deSaint-Léger, une des filles d’honneurde Catherine de Médicis , est bien sou-vent l’objet de ses vers galants et ba-dins. On compte encore, parmi lesdames à qui ses poésies s’adressentvolontiers, MR» Loyse du Plessis (sou-vent désignée par le simple prénom
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de Louise), et une Hélène, prénomqui pourrait également s’appliquer àM |le * de Boissy, de Culant et de Tour-non. Mais ce ne sont là que des co-quetteries poétiques, et il eut desamours plus charnelles, s’il est vrai,comme l’affirme du Verdier, qu’unecertaine Diane, qu’il appelle sa nièce,et à qui il adresse une de ses piècesde vers les mieux senties, ait été enréalité sa fille naturelle, j
SCÈVE, MAURICE. — Délié,
OBJECT DE PLUS HAULTE VERTU (PAR
Maurice Scève ). — 1544, s. 1. in-8,figures sur bois.
Ce poème emblématique et surtoutemphigourique se compose de 458 di-xains et de cinquante cartouches enl’honneur de cet « object de plushaulte vertu » que l’avocat Lyonnaiscélébrait comme sa maîtresse. M. Viol-let-le-Duc considère Délie comme unepersonne réelle; mais M. ProsperBlanchemain se montre porté à croireque Maurice Scève n’avait en vuequ’une abstraction, l'Idée, dont Délieest l’anagramme. C’est une questionque je ne saurais résoudre. Il faudraitlire préalablement les 458 dixains deMaurice Scève , ce qui n’est guère ten-tant, même dans la jolie réimpressionde ce poème, faite à Lyon il y a quel-ques années. Je me bornerai à rappe-ler ici, au sujet de Délie et d'idée cequi est dit plus haut à l’article Claudede Pontoux.
TAHUREAU . — Les Poésies deJacques Tahureau, du Mans , mises
TOUTES ENSEMBLE ET DEDIEES AURÉVÉRENDISSIME CARDINAL DE GUISE.
— Paris , Nicolas Chesneau, 1574,in-8.
Tahureau , « le Parny du xvi« siècle,comme l’appelle Sainte-Beuve , donna