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à sa dame le nom de Y Admirée. C’était,comme nous l’avons vu plus haut,une demoiselle de Genne, sœur de labeauté que Baîf célébra sous le nomde Francine. Notons en passant queYAdmiré désigne Tahureau lui-mêmedans les poésies de plusieurs de sescontemporains.
TAILLE, JEAN DE LA... — Saülle Furieux, etc., plus une Remons-trance FAICTE POUR LE ROY CHAR-LES IX A TOUS SES SUJETS, AFIN DELES ENCLINER A LA PAIX, AVEC HYMNES ,CARTELS, EPITAPHES, ANAGRAMMA -TlSMES ET AUTRES ŒUVRES d’UN
Mesme autheur. — Paris , Federic
Morel, 1572, in-8.
Ce très rare volume, fort bien dé-crit par Viollet-le-Duc , contient toutesles œuvres de Jean de La Taille deBoudaroy et quelques autres poésiesde son frère Jacques, tous deux bienoubliés aujourd’hui. Il s’y trouve ce-pendant de bonnes choses. Jean dela Taille fut aussi un poète-soldat; ilcomposa maintes pièces, dont la plusjolie peut-être est celle intitulée le« Blason de la Rose, d dans laquelle>1 célébra sa propre cousine, Rose deLa Taille.
TAILLEMONT, CLAUDE DE...— La Tricarite, plus quelqueschants en faveur de plusieurs da-moêzelles, par C. de Taillemont ,lyonœs. — A Lyon , par jean Tem-poral, 1556, in-8, rare.
Les poésies fort médiocres de Taille-ront ne sont guère remarquables quePar la singulière orthographe em-ployée par l’auteur, qui voulait écrirele s mots comme ils se prononcent. LaTricarite est une sorte de poème en
DES POÈTES 1184
strophes de dix vers alexandrins etde dix syllabes, adressé à la princesseJeanne, reine de Navarre, duchesse deVendôme. Taillemont cherche à dé-crire les perfections morales et physi-ques de « Tricarite, nombre de plusrare triple beauté. » Le portrait decette belle par excellence est en têtedu poème; maison sait ce que valent,au point de vue de la ressemblance,les portraits gravés sur bois d’alors.Peut-être ne s’agit-il que d’une beautéimaginaire, comme pour la Délie deMaurice Scève, dont Taillemont étaitl’ami, et dont il se rapproche particu-lièrement encore par l’obscurité deses vers incompréhensibles.
TAISSONNIÈRE, GUILLAUMEDE LA... — Les amoureuses Occu-pations de Guillaume de la Taisson-nière, D. de Chanein, a sçavoir
STRAMBOTZ, SONETZ, CHANTS ET ODES
lyriques. — A Lyon, par Guil-laume Rouille , 1556, in-8.
Guillaume de Chanein, plus con-nu (?) sous le nom de La Taisson-nière, rentre dans la catégorie despoètes-soldats. Le métier des armesne l’empêcha pas de cultiver lesmuses, du moins dans sa jeunesse, oùil composa force sonnets et autrespièces de poésie légère. Dans la plu-part de ses vers, il chante, sous lenom de « sa Divine , » une personnepour laquelle il paraît avoir éprouvéune violente passion, mais dont levrai nom ne nous est point parvenu.
TRELLON, CLAUDE DE... —La Muse guerrière, dédiée a M. lecomte d’Aubijoux. — Rouen , Tho-mas Mallard, 1575,111-12.
Le premier livre de la Flammed’amour, dédié a monseigneur le