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Les granités, au contraire, se rencontrent jusqu’à la Betuwe dans laGueldre , et jusque dans la province d’Utrecht . Plus loin vers le midi,ces roches sont extrêmement rares.
Les grandes quantités d’argile qui s’y trouvent sont aussi caractéris-tiques pour ces dépôts. Non seulement leur sable est en général trèsargileux, mais aussi l’on y rencontre souvent des lits et des couchesépaisses et larges d’argile pure.
I/argile y est disposée en bancs ou en rognons, ou elle est mêléeintimement au sable. Aux environs de Winschoten , dans le Hondsrug,dans la Frise et dans la Drenthe , dans l’île d’Urk et dans l’île de Wie-ringen, la surface du sol est composée de sable, mais le sous-sol estun sable argileux très fertile. Les bancs d’argile contiennent des blocauxet des cailloux roulés analogues à ceux des lits de sable pur et desable argileux des alentours. Sous la ville de Groningue se trouve unbanc d’argile qui a une épaisseur de plus de 25 mètres. A Zuidbroek,à l’est de Groningue , ce banc se rencontre à 5 mètres au dessous de lasurface, et ne finit pas encore à 25 mètres plus bas. Comme partoutdans notre pays, cette argile est à la surface un limon argileux brun-grisâtre, tandis que plus bas sa couleur est gris-bleuâtre et même quel-quefois noirâtre. On l’appelle potkîei, limon à poteries; elle fournit lamatière première pour les fabriques de poteries et pour les briqueteries.
On ne trouve que très peu de marne dans notre diluvium septentri-onal. A Helpinan près de Groningue et dans l’île d’Urk l’on rencontredes lits minces de marne, ou plutôt d’argile calcareuse. Dans le Hondsrugse trouve une assise qui contient huit pour cent de chaux; on rencontreune couche tout à fait semblable à Steenwykerwold. Sans doute ceslits d’argile calcarifère ont leur origine dans une roche calcaire ou cré-tacée, dont les silex se retrouvent ici en grande quantité. La marne del’île Urk, observée par M. le prof. Harting d’Utrecht , doit être con-sidérée comme du sable argilo-calcarifère.
Le gravier se présente ici depuis la grosseur de petits pois jusqu’àcelle de blocs erratiques, dont quelques-uns doivent avoir une pesanteurde vingt mille kilogrammes. Ces cailloux sont disséminés partout dansle sable; dans quelques endroits on rencontre même des couches entiè-rement composées de cailloux. A diverses places la masse des cail-loux s’est amoindrie considérablement par suite de l’usage assez fréquentque l’on en a fait. En effet, depuis des siècles on vient chercher deces cailloux dans la plaine pour le pavement des routes dans les villeset les villages: on préfère pour cet usage les cailloux qui ont environla grosseur du poing. Ensuite on a transporté des blocs plus gros vers