8 CONSIDÉllATIONS GEOLOGIQUES SUR i/ORIGINE DU ZAND-DILUVIUM ,
les digues de la nier et les jetées le long des côtes, pour fortifier cesconstructions Le gravier de la grosseur d’un œuf a été employé àl'empierrement de sentiers et de routes, et enfin des cailloux de toutegrosseur ont été cassés pour en faire des routes dites Mac-Adam.Cependant dans quelques contrées éloignées de la province de Drenthe ,comme à Exlo et près d’Emmen, les cailloux sont restés dans leurétat primitif. Là, les routes sur les pentes des collines, d’où lesable a été emporté peu à peu par l’action de la pluie, sont couvertesde cailloux, de manière à faire croire que l’on met le pied sur uneroute de cailloux très mal pavée. On a prétendu que les quantitésde cailloux diminuaient avec la profondeur, mais cette supposition n’estpas fondée. Dans les tranchées du Chemin de fer rhénan à travers lescollines d’Utrecht et de la Veluwe, les plus profondes tranchées quiont été faites dans notre pays, on n’a pas observé une différence notabledans la masse des cailloux dans les lits supérieurs, comparés avec leslits inférieurs.
Westerhoff, en parlant de l’origine de notre diluvium, dit, 1 ) ,,11 estvrai que l’on trouve les pierres les plus grandes et la plus grande quan-tité de ces blocs de pierre précisément sur les hauteurs ou les lieux lesplus élevés du diluvium (voyez llausmann, dans les Verhandelingender Hollandsche Maatschappij van Wetenschappen te Haarlem T. XIX,p. 310), mais ce fait s’explique très naturellement. Si l’on se figurela forme originaire du sol diluvien , immédiatement après sa dépositionou sa formation à ces endroits, comme étant très inégale et onduleuse,il doit s’en suivre que déjà quand ce sol était encore submergé,les blocs de pierre les moins lourds et les grains de sable furent déposésdans les lieux bas. Ce déplacement devait s’effectuer par les courantset le balancement des eaux. Par ces forces le sable devait s’accumulerdans les creux et cacher les blocs de pierre qui se trouvaient dans leslieux bas, les creux etc., et les blocs de pierre déposés sur les hauteursen perdant la nappe de sable qui les recouvrait, se présentaient alorscomme des pierres isolées, ou comme une couche de pierres sans sable.”
Nous venons de parler des blocs erratiques du diluvium septentrional.On sait que l’on trouve dans la province de Drenthe une multitude deces constructions des premiers habitants de ces pays, de ces dolmens,que l’on appelle en néerlandais hunnebedden. Ces mausolées pri-mitifs sont bâtis de grands blocs erratiques. Un des six blocs quiforment le toit du dolmen à llolde près d’Assen , doit peser environ
') W ksiE iuioPF , Natuurkmulige gescliiedenis van de kusten der Noordzee. 'J'. Il, p. 407.