Band 
Tome premier.
Seite
III
JPEG-Download
 

PRÉFACE.

ni

franchit plus le seuil de sa maison jusqu’au jourde sa mort, survenue en 1872.

L’autre frère de Mme Ducrot, Jules Dupleix, eutpendant la campagne de 1814 un très brillant faitd’armes et sauva la vie au maréchal Macdonald,dont il commandait l’escorte. Il était général debrigade à Auch , au moment du coup d’État du 2 dé-cembre. Le second Empire ne lui pardonna pas ladouceur dont il fit preuve dans la répression destroubles, et sa carrière fut arrêtée.

Auguste Ducrot (1), fidèle aux traditions de safamille, entra à Saint-Gyv le 14 novembre 1835. « Jecompte bien, écrivait-il à son grand-père, M. Du-pleix, obtenir, avec votre aide, d’aller en Afrique ,d’où je ne reviendrai que capitaine et décoré. Je nepuis songer sans une espèce d’horreur que je pourraislanguir pendant plusieurs années dans une garnisonde France . Ce n’est pas ainsi que je comprends lemétier militaire. »

Les vœux du jeune Ducrot furent exaucés : il futnommé, à la date du 1 er octobre 1837, sous-lieute-

(1) Les deux freres cadets du général Ducrot ont marqué dans notrearmée : l’un, Henri, officier du corps d’état-major, après avoir pris partà l’expédition de Bomarsund et à la guerre d’Italie, est devenu officiel-général.

Son second frère, Jules-Ambroise, officier du génie, mérita en Afrique deux citations et fut blessé à Sébastopol. Nommé clief de bataillon en186S et envoyé à Strasbourg , il se distingua pendant le siège de cetteplace et fut tué le 23 septembre.