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Tome premier.
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12 CORRESPONDANCE DD GÉNÉRAL DUCROT.

sans combat Ben-Allal (connu aussi sous le nom de Sidi-Embareck), khalifa d’Abd-el-Kader , qui, avec plusieurs mil-liers de chevaux, avait envahi la plaine et poussé jusqu’àBeni-Mered, pour s’interposer entre Blidali et Boufarik .

Le 14 décembre, une division de cinq mille hommes forméeen majeure partie des troupes de Douera et Boufarik , sousle commandement du général de Rullière, refoule les régulierset la cavalerie de Ben-Allal et ravitaille Blidali, pendant qued’autres colonnes ravitaillent Koléali et l’Arba. La retraite deces colonnes est inquiétée par Ben-Allal etBen-Salem. Ce der-nier particulièrement presse Blidali du côté de la montagne,avec ses Kabyles, et, à partir du 15 décembre 1839, la situa-tion des troupes qui occupent ce point devient grave devantles attaques incessantes et surtout par suite du manque d’eau.Le camp supérieur, qui n’avait pas de citerne, se servait uni-quement de l’eau de l’Oued-el-Kébir. Des barrages l’inter-rompirent. Détruits à deux reprises par Changarnier , ils furentrétablis chaque fois par les Kabyles. Enfin, le maréchal Valée,instruit de la détresse du 24°, se décida à agir avec une grossecolonne pour dégager Blidali. C’est à ces opérations qu’a traitla lettre ci-après.

Blidali, 1 er janvier 1840.

. Nous sommes restés dix-sept jours sans aucune

communication avec Alger ; il m’a donc été impossiblede vous donner des nouvelles. Notre position n’à pastoujours été belle ; nous nous sommes vus souvent pri-vés d’eau, ou forcés, pour en avoir quelques gouttes, delivrer des combats toujours meurtriers.

Enfin, le 31 décembre, la colonne mobile, comman-dée par le maréchal, a débouché dans la plaine, et les